Gabriel Attal, candidat de Renaissance à la présidentielle de 2027, a proposé mercredi 28 octobre sur TF1 l’organisation d’une « grande primaire des démocrates », pour éviter un second tour entre La France insoumise et le Rassemblement national. Ses rivaux du centre et de la droite ont réagi froidement dès le soir même. Voici ce que contient la proposition et où elle en est.
Ce que propose Gabriel Attal
L’ancien Premier ministre se disait jusqu’ici ouvert à une primaire, sans la réclamer. Il franchit le pas en appelant à dépasser les ambitions personnelles, selon LCP. Il tend la main aux candidats qui refusent toute alliance avec l’extrême gauche comme avec l’extrême droite, et qui partagent des valeurs qu’il énumère : autorité, laïcité, lutte contre les discriminations, construction européenne, compétitivité, progrès social et écologique.
Un proche du candidat précise à LCP que l’exclusion de tout candidat prêt à s’allier avec Marine Le Pen, Sarah Knafo ou Jean-Luc Mélenchon n’est pas négociable. Selon la même source, la décision a été prise lundi, face au recul du bloc central dans les sondages. Gabriel Attal a ajouté que ceux qui resteraient à l’écart porteraient une part de responsabilité dans la division.
Les premières réponses
- Horizons (Édouard Philippe) : le président du groupe à l’Assemblée, Laurent Marcangeli, a jugé la démarche confuse et hasardeuse, rapporte 20 Minutes. Édouard Philippe refuse depuis des mois ce type de sélection.
- Les Républicains (Bruno Retailleau) : son entourage a qualifié la proposition de « fantaisiste et ridicule » auprès de franceinfo, lui reprochant de ne pas exclure clairement la gauche sociale-démocrate.
- Raphaël Glucksmann : un proche de Gabriel Attal ne l’imagine pas rejoindre la démarche. Son camp avait déjà sèchement rejeté l’idée d’une grande coalition début octobre, selon franceinfo.
Ce qui est décidé / ce qui ne l’est pas
- Décidé : Gabriel Attal demande officiellement une primaire.
- Pas décidé : la date, le mode de vote, le corps électoral et la liste des candidats. Le camp Attal prévoit un processus lent, sur plusieurs semaines, selon LCP.
- Pas acquis : la participation d’Édouard Philippe et de Bruno Retailleau, qui ont tous deux fait savoir leur opposition par leurs proches.
Ce qu’Ouelen a vérifié
Nous avons comparé les comptes rendus de franceinfo, LCP et 20 Minutes (AFP). Les propos de Gabriel Attal sur TF1 y sont rapportés de la même manière. Les réactions d’Horizons et de LR viennent de leurs entourages et non des candidats eux-mêmes, qui ne s’étaient pas exprimés en personne jeudi matin. Pour l’autre grande inconnue de la campagne, lisez aussi notre point sur l’inéligibilité de Marine Le Pen.
Sources : franceinfo, 28 octobre 2026 ; LCP, 29 octobre 2026 ; 20 Minutes avec AFP, 29 octobre 2026.
Photo d’illustration : Erwmat / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.


















