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Ormuz : quatre pétroliers en feu selon l’Iran, ce qui est confirmé et l’effet sur le pétrole

Des pétroliers à un terminal pétrolier dans le nord du golfe Persique
Photo : U.S. Navy / Wikimedia Commons, licence Public domain

Détroit d’Ormuz : les forces armées iraniennes affirment que quatre pétroliers ont pris feu jeudi 29 octobre après avoir percuté des mines, alors que Washington assure avoir dégagé les principales voies de navigation. L’agence maritime britannique UKMTO, de son côté, a signalé deux attaques de navires, sans qu’il soit possible de dire s’il s’agit de bateaux cités par Téhéran, rapportent Le Figaro et l’AFP.

Ce qui est confirmé, ce qui ne l’est pas

  • Affirmé par l’Iran, non vérifié : quatre pétroliers en feu après avoir heurté des mines. Selon les Gardiens de la révolution, ils avaient « désactivé leurs radars et systèmes de navigation » et ignoré les avertissements. Ni les pavillons ni les cargaisons n’ont été précisés.
  • Signalé par l’UKMTO : un bateau-citerne sur la coque duquel un petit bateau a fixé de nuit deux engins explosifs, près d’Oman. L’incendie dans la salle des machines a été éteint et l’équipage est en sécurité.
  • Signalé par l’UKMTO : un autre navire du même type visé par un « projectile d’origine inconnue », sans blessé signalé.
  • Signalé par l’UKMTO : un boutre, bateau traditionnel du Golfe, a coulé au large d’Oman après un important incendie ; l’équipage a été évacué, selon l’AFP reprise par Radio Lac.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) assure que les principales voies sont dégagées des mines iraniennes et dit avoir aidé les pays du Golfe à exporter 1,5 milliard de barils de pétrole via le détroit depuis l’été. Les Gardiens iraniens lui répondent que « l’itinéraire non autorisé est miné ». Les deux récits sont incompatibles, et aucun ne peut être vérifié de façon indépendante à ce stade.

Pétrole : un marché qui regarde plutôt la diplomatie

Les cours ont pourtant légèrement reculé jeudi. Le Brent de la mer du Nord a cédé 0,38 %, à 114,88 dollars, et le WTI américain 0,76 %, à 102 dollars. Les investisseurs ont réagi à des informations du Wall Street Journal, reprises par Euronews, selon lesquelles le vice-président américain J.D. Vance a écrit à Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, pour explorer un cadre de négociations. Selon le même journal, Washington envisage une attaque « courte mais intense » contre l’Iran après les élections de mi-mandat du 3 novembre, sans décision finale à ce stade, et le Qatar a proposé un plan en sept jours pour répondre aux préoccupations des deux camps.

Ce que ça change pour vous

  • À la pompe : un baril autour de 115 dollars maintient les carburants à un niveau élevé. Nous détaillions jeudi ce que ça change pour le gazole et l’essence.
  • Ce qu’il faut surveiller : une reprise des négociations pèserait sur les cours ; une escalade militaire après le 3 novembre les ferait remonter.
  • Le délai : les variations du baril se répercutent à la pompe avec un décalage, généralement de quelques jours à quelques semaines.

Ce qu’Ouelen a vérifié

Nous avons distingué les affirmations iraniennes, non vérifiées, des incidents signalés par l’UKMTO, d’après Le Figaro, Le Monde et l’AFP. Les cours du pétrole, la lettre de J.D. Vance et le plan qatari sont rapportés par Euronews, qui cite le Wall Street Journal pour la lettre.

Sources : Le Figaro / AFP, Le Monde, Radio Lac / AFP, Euronews.

Photo d’illustration : U.S. Navy / Wikimedia Commons, licence Public domain.

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