Accueil France Grande-Synthe : cinq Britanniques d’ultradroite interpellés pour des actions anti-migrants

Grande-Synthe : cinq Britanniques d’ultradroite interpellés pour des actions anti-migrants

La gare de Grande-Synthe, près de Dunkerque, dans le Nord
Photo : Floflo62 / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0

Cinq ressortissants britanniques présentés par la préfecture du Nord comme appartenant à la mouvance d’ultradroite ont été interpellés jeudi 29 octobre près de Dunkerque, alors qu’ils diffusaient en direct sur un réseau social des images d’« actions d’intimidation » visant des migrants. À l’issue de leur garde à vue, ils devraient être placés en rétention en vue de leur expulsion, a annoncé la préfecture samedi.

En bref

  • Quand : jeudi 29 octobre, secteur de Grande-Synthe et Dunkerque.
  • Motifs : participation à un groupement en vue de violences et transport d’armes de catégorie D.
  • Saisies : quatre bombes lacrymogènes.
  • Suite : rétention administrative en vue d’une expulsion.

Ce que l’on sait

Selon la préfecture, citée par BFMTV et France Bleu (ici Nord), les cinq hommes circulaient sur le littoral à bord d’un minibus qu’ils avaient eux-mêmes surnommé « the battle bus ». Ils ont été interpellés pour participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes et transport sans motif légitime d’armes de catégorie D, une catégorie qui comprend notamment les aérosols lacrymogènes de forte contenance. Quatre bombes lacrymogènes ont été retrouvées en leur possession.

Ces faits leur sont reprochés à ce stade de la procédure : ils restent présumés innocents. La mesure d’éloignement annoncée relève d’une décision administrative, distincte d’une éventuelle poursuite pénale.

Un phénomène déjà observé sur le littoral

Ce n’est pas une première. En janvier, deux Britanniques soupçonnés d’être venus participer à une mobilisation anti-migrants interdite près de Calais avaient été arrêtés puis expulsés. À la mi-janvier, dix autres militants d’extrême droite britanniques avaient été interdits de territoire français, accusés d’actions violentes envers des migrants sur le littoral, rappelle Le Figaro.

Au Royaume-Uni, la question des traversées de la Manche est centrale dans le débat politique et a nourri la progression du parti Reform UK. Plus de 21 000 personnes sont arrivées en Angleterre cette année par de petites embarcations, selon les chiffres officiels britanniques, un nombre en forte baisse par rapport à la même période de 2025. Plus de 930 traversées ont toutefois été enregistrées jeudi et vendredi, à la faveur d’une météo clémente. Au moins 24 personnes sont mortes depuis janvier en tentant la traversée depuis les côtes françaises, selon un décompte de l’AFP.

Ce qui reste à préciser

La préfecture n’a pas détaillé la nature exacte des actions filmées ni le réseau social utilisé. On ignore également si le parquet de Dunkerque engagera des poursuites pénales en plus de la procédure d’expulsion.

Ce qu’Ouelen a vérifié

Les faits sont tous attribués à la préfecture du Nord, et rapportés de manière concordante par BFMTV, ici (ex-France Bleu) et Le Figaro, sur la base d’une dépêche AFP. Les chiffres des traversées viennent du Home Office britannique.

Sources : BFMTV, ici Nord, Le Figaro.

Photo d’illustration : Floflo62 / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.

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