Le vol Aer Lingus EI402 Dublin–Rome, un Airbus A320 avec 151 passagers et six membres d’équipage, a été dérouté jeudi 5 novembre 2026 vers la base aérienne 105 d’Évreux (Eure) après une alerte à la bombe signalée par les autorités italiennes. L’avion s’est posé vers 10 h 05 ; le déminage n’a rien trouvé à bord ni dans les bagages, selon RTL. Le parquet d’Évreux a ouvert plusieurs enquêtes, notamment sur le comportement du pilote.
Confirmé / pas confirmé
- Confirmé : déroutement du vol EI402 vers Évreux, annoncé par Matignon ; atterrissage vers 10 h 05 (Flightradar24, repris par France 3 Normandie) ; 151 passagers + 6 équipage ; escorte par un Mirage 2000-5 et un Rafale partis de Saint-Dizier ; levée de doute négative (rien à signaler), selon RTL.
- Confirmé par le parquet : le pilote aurait d’abord refusé la base militaire, préférant un aéroport civil (Beauvais ou Nantes évoqués) ; auditions prévues en audition libre ; trois enquêtes ouvertes (section de recherches des transports aériens de Roissy, gendarmerie de l’Air à Vélizy, gendarmerie d’Évreux).
- Confirmé ailleurs le même jour : Finnair Helsinki–Rome escorté vers Fiumicino ; Wizz Air Milan–Varsovie dérouté vers Vienne (Ansa / AFP).
- Pas établi : l’origine exacte de l’alerte (contenu du message, auteur) ; un lien formel avec la série d’alertes de mardi, que Matignon n’a pas détaillé le matin même.
Ce qui s’est passé en vol
L’appareil a décollé vers 6 h 40 de Dublin. Selon les traces de suivi aérien reprises par la presse, il a fait demi-tour au niveau de l’Essonne puis a tourné près de Chartres avant d’être dirigé vers Évreux. Matignon a confirmé le déroutement ; l’armée de l’air et de l’espace a indiqué à France Télévisions que deux chasseurs avaient été mobilisés pour escorter l’avion jusqu’à la base.
Aer Lingus a indiqué dans un communiqué repris par RTL que le vol avait « atterri en toute sécurité » et que la compagnie travaillait à acheminer ses clients vers leur destination « le plus rapidement possible ».
Le pilote et les enquêtes
Selon France 3 Normandie et des sources judiciaires, le pilote irlandais aurait d’abord refusé de se poser sur la base militaire. Le procureur d’Évreux, Rémi Coutin, a qualifié un éventuel « refus d’obtempérer » d’infraction au code des transports aériens. Il a précisé à l’AFP que le pilote serait entendu en audition libre et qu’il déciderait plus tard d’une éventuelle garde à vue. Les passagers ont été regroupés dans un gymnase ; la presse locale a évoqué la possibilité qu’ils passent la nuit sur place selon l’évolution des contrôles.
Une série d’alertes en Europe
Jeudi, plusieurs autres vols ont été concernés. Mardi déjà, une dizaine d’appareils (Ryanair, SAS, LOT, Wizz Air) avaient fait l’objet d’alertes jugées fausses après inspection. Ouelen ne relie pas formellement l’épisode d’Évreux à ces alertes tant que les autorités n’établissent pas un schéma commun.
Chronologie de la matinée
Vers 6 h 40 : décollage de Dublin. Dans la matinée : alerte transmise via les autorités italiennes ; décision française de ne pas laisser l’appareil survoler la région parisienne, selon France 3. Vers 9 h : décollage des chasseurs depuis Saint-Dizier. Vers 10 h 05 : atterrissage à Évreux. Ensuite : débarquement progressif, contrôles, regroupement dans un gymnase, ouverture des enquêtes par le procureur Rémi Coutin. Aer Lingus communique sur un atterrissage « en toute sécurité » et un réacheminement « le plus rapidement possible ».
Ce que ça change concrètement
Pour les voyageurs du EI402 : réacheminement pris en charge par Aer Lingus, contrôles renforcés, possible retard d’une nuit. Pour les autres passagers en Europe : pas de nouvelle règle générale annoncée ; les compagnies et les autorités aériennes traitent chaque alerte au cas par cas. Pour la base d’Évreux : fermeture temporaire d’espaces et intervention des démineurs, sans découverte d’engin.
Vos questions
Une bombe a-t-elle été trouvée ? Non. RTL indique que la levée de doute dans l’appareil et les bagages n’a rien signalé.
Pourquoi Évreux et pas un aéroport civil ? Les autorités françaises ont choisi la base 105 ; le pilote aurait préféré Beauvais ou Nantes, d’où l’escorte et l’enquête.
D’autres vols étaient-ils touchés jeudi ? Oui, au moins un Finnair Helsinki–Rome et un Wizz Air Milan–Varsovie, selon l’AFP.
Ce qu’Ouelen a vérifié
Le déroutement et le rôle de Matignon sont repris de franceinfo / France 3. L’horaire d’atterrissage, l’escorte (Mirage 2000-5 et Rafale) et les trois enquêtes viennent de France 3 Normandie. L’absence d’engin après déminage est attribuée à RTL. Les chiffres 151 + 6 sont convergents dans ces sources. Nous n’avons pas inventé d’origine de la menace ni de bilan judiciaire au-delà des propos du parquet.
Sources : France 3 Normandie, France 3 Normandie (enquêtes), RTL, franceinfo / Matignon, Aer Lingus.
Photo d’illustration : DaHuzyBru / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.


















