Il avait disparu des podiums depuis son départ de Fendi. Le créateur britannique Kim Jones a annoncé ce 13 octobre 2026 son retour avec une marque qui porte son nom, KIM JONES, dont la première collection est prévue pour l’automne-hiver 2027. L’annonce a été faite via plusieurs publications Instagram, rapportées par Vanity Fair.
Une annonce sobre, en noir et blanc
Un portrait en noir et blanc, deux visuels à son nom et une légende courte : « Introducing KIM JONES, la marque éponyme de Kim Jones OBE. Lancement pour l’automne-hiver 2027 », accompagnée d’une invitation à s’inscrire sur le site de la marque. Pas de défilé spectaculaire ni de teaser vidéo : le créateur mise sur la retenue.
Un parcours au sommet du luxe
Kim Jones a dirigé les collections homme de Louis Vuitton, puis celles de Dior jusqu’en janvier 2025, tout en assurant la direction artistique de Fendi à Rome de 2020 à 2024. Ce n’est pas sa première marque personnelle : il avait déjà lancé un label à son nom en 2003, avant de le fermer en 2008.
Ce qu’on sait de la nouvelle marque
- Un vestiaire non genré mais ancré dans la mode masculine, avec des coupes travaillées, selon les propos du créateur rapportés par Business of Fashion.
- Une production principalement au Japon, les pièces en cuir étant fabriquées en Italie.
- Pas de Fashion Week pour l’instant : la marque veut s’adresser plus largement au public plutôt qu’au circuit des défilés.
- Un magasin d’environ 400 m² à Hong Kong, au cœur du projet, plutôt qu’une première adresse à Paris, Londres ou Milan.
Notre lecture : l’Asie d’abord
Le choix de Hong Kong comme vitrine principale est le signal le plus fort de cette annonce. Il confirme le poids de la clientèle asiatique pour le luxe et la mode masculine haut de gamme, et la volonté de se rapprocher de ses acheteurs plutôt que de passer par le calendrier parisien. Ne pas défiler permet aussi de réduire considérablement les coûts de lancement, souvent prohibitifs pour une marque indépendante.
Pour le consommateur européen, il faudra probablement patienter : aucun point de vente en France n’a été annoncé à ce stade, et les prix ne sont pas connus. La vente en ligne, via le site sur lequel la marque invite déjà à s’inscrire, sera sans doute la première porte d’entrée.
Ce retour s’inscrit dans une période de grands mouvements chez les directeurs artistiques. Après des années à faire vivre l’héritage des autres, plusieurs grands noms choisissent de construire leur propre maison, avec plus de liberté et moins de pression trimestrielle. Rendez-vous à l’automne-hiver 2027 pour juger sur pièces.
Source : Vanity Fair France, 13 octobre 2026 ; Business of Fashion.





