Au lendemain des tirs survenus dans un collège d’Aubagne (Bouches-du-Rhône), le Parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé ce mardi 13 octobre 2026 se saisir de l’enquête, selon franceinfo et l’AFP. Ce que l’on sait à ce stade.
Les faits
Lundi 12 octobre, en début de matinée, un élève de troisième du collège Lakanal est suspecté d’avoir tiré en direction du principal de l’établissement et de trois professeures. Deux personnes ont été blessées par arme à feu, selon les informations disponibles. L’adolescent, âgé de 14 ans selon France Télévisions, a été interpellé.
Une enquête désormais antiterroriste
Le Pnat a repris l’enquête ouverte pour tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste. Selon le parquet, les premières investigations, notamment l’exploitation des supports numériques du mineur, mettent en évidence « la probable adhésion à la mouvance True Crime Community (TCC) », ainsi que l’inscription de son acte dans cette idéologie.
Qu’est-ce que la « True Crime Community » ?
Le Pnat la décrit comme « un écosystème de communautés numériques qui glorifie les auteurs de tueries de masse et incite, dans certaines formes, au recours à la violence extrême ». Il ne s’agit pas d’une organisation structurée, mais d’un ensemble de forums, de comptes et de groupes en ligne où circulent des contenus faisant l’apologie de tueurs.
Le profil du collégien
Selon une source proche du dossier citée par franceinfo, l’adolescent aurait agi par esprit de vengeance. Il n’aurait pas eu de cible précise mais ne voulait pas s’en prendre aux élèves. Il vivait mal sa scolarité, était décrit comme perturbateur et avait déjà été convoqué à plusieurs reprises par l’établissement. Ces éléments restent à confirmer par l’enquête, et le mineur est présumé innocent.
Pourquoi cette affaire interpelle
La saisine du parquet antiterroriste pour un mineur lié à une communauté en ligne, plutôt qu’à une organisation idéologique classique, illustre l’attention croissante des autorités pour la radicalisation par les réseaux. Pour les parents, l’affaire rappelle l’importance de s’intéresser aux contenus que consultent les adolescents et de ne pas hésiter à alerter l’établissement ou les professionnels en cas d’inquiétude. La plateforme officielle Pharos permet par ailleurs de signaler les contenus illicites en ligne, notamment ceux qui font l’apologie de la violence.
Cet événement survient dans un contexte scolaire déjà tendu, marqué cette semaine par la mobilisation lycéenne. Nous suivrons les développements de l’enquête.
Source : franceinfo avec AFP, 13 octobre 2026 ; communiqué du Parquet national antiterroriste.
