Accueil Santé Ménopause : le gouvernement annonce une consultation longue chez les sages-femmes et...

Ménopause : le gouvernement annonce une consultation longue chez les sages-femmes et de nouvelles recommandations

Une médecin prend des notes lors d'une consultation (photo d'illustration)
Photo : Shixart1985 / Wikimedia Commons, licence CC BY 2.0

Plus de 17 millions de Françaises de 45 ans et plus sont concernées. Le gouvernement a présenté jeudi 15 octobre 2026, lors des premières assises de la ménopause organisées à Paris Santé Campus, une série de mesures pour mieux accompagner les femmes à cette étape de leur vie. Prévention, consultation dédiée, rôle accru des sages-femmes : le plan vise à structurer un parcours aujourd’hui largement laissé à l’initiative de chacune.

« Aujourd’hui encore, la réponse dépend trop souvent de la capacité de chaque femme de se débrouiller seule », a reconnu la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, plaidant pour « une information plus accessible », « un parcours plus organisé » et « une responsabilité plus collective ».

Un enjeu de santé souvent sous-estimé

La ménopause correspond à l’arrêt de l’activité ovarienne et des cycles menstruels. Ses effets dépassent les bouffées de chaleur : troubles du sommeil, fatigue, sautes d’humeur, mais aussi hausse à plus long terme du risque d’ostéoporose, de maladies cardiovasculaires et de troubles cognitifs. Une étude relayée par franceinfo le même jour indique que plus d’une femme ménopausée sur quatre souffre de troubles fréquents du sommeil.

Les mesures annoncées

  • Mon Bilan prévention renforcé : ce rendez-vous avec un professionnel de santé, proposé notamment entre 45 et 50 ans, doit mieux informer et orienter les femmes sur la ménopause ;
  • une « consultation longue ménopause » : des négociations entre l’Assurance-maladie et les sages-femmes doivent démarrer « dans les prochaines semaines » pour créer un bilan de santé global ; une première négociation avec les médecins avait échoué au printemps ;
  • la prescription par les sages-femmes : la ministre a saisi la Haute Autorité de santé (HAS) pour étudier les conditions dans lesquelles elles pourraient prescrire des traitements hormonaux de la ménopause ;
  • de nouvelles recommandations de la HAS, attendues mi-2027, qui seront diffusées auprès des soignants et intégrées aux priorités de leur formation continue ;
  • une campagne nationale de sensibilisation menée par Santé publique France à partir de janvier 2027.

Ce que cela change concrètement

Dans l’immédiat, rien ne change pour les patientes : la consultation longue dépend d’un accord conventionnel encore à négocier, et l’élargissement des prescriptions aux sages-femmes suppose un avis de la HAS. Le choix de s’appuyer sur ces professionnelles répond aussi à la pénurie de gynécologues et de médecins traitants dans de nombreux territoires, qui allonge les délais de rendez-vous.

En attendant, les femmes qui ressentent des symptômes gênants peuvent en parler à leur médecin traitant, à leur gynécologue ou à leur sage-femme, qui assurent déjà le suivi gynécologique de prévention. Des traitements existent, hormonaux ou non, dont la balance bénéfices-risques doit être évaluée au cas par cas. Le Bilan prévention, gratuit et pris en charge par l’Assurance-maladie, peut aussi être l’occasion d’aborder le sujet.

Sources : ministère de la Santé, assises de la ménopause, 15 octobre 2026, via franceinfo ; franceinfo.

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Quitter la version mobile