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Arabie saoudite : dix missiles houthis interceptés ce dimanche, le jour où l’aéroport de Riyad rouvre après deux semaines de fermeture

Le terminal 1 de l’aéroport international King Khalid de Riyad, en Arabie saoudite (photo d’archives)
Photo : Kayhan ERTUGRUL / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0

L’Arabie saoudite dit avoir intercepté et détruit dix missiles balistiques tirés par les houthis du Yémen ce dimanche 25 octobre 2026, en direction du sud du royaume, frontalier du Yémen. L’annonce a été faite sur X par Turki al-Malki, porte-parole de la coalition menée par Riyad, peu après une série d’alertes déclenchées par les autorités, rapportent franceinfo et Le Figaro. Les sources consultées ne faisaient état d’aucune victime à la mi-journée.

Cette salve tombe le jour même où l’aéroport international King Khalid de Riyad devait rouvrir, après environ deux semaines de fermeture.

L’aéroport de Riyad reprend ses vols

Selon le message publié samedi par l’aéroport et cité par Le Figaro, à compter de ce dimanche le terminal 1 est réservé aux vols intérieurs et le terminal 2 aux vols internationaux des compagnies saoudiennes. Le site avait été fermé après la frappe du 10 octobre sur un terminal passagers, qui avait fait 13 morts et des centaines de blessés, toujours selon le quotidien. Samedi encore, le porte-parole militaire des houthis, Yahya Saree, a affirmé que son mouvement avait de nouveau visé l’aéroport ; Riyad n’a pas commenté.

Pour les voyageurs, la reprise reste donc fragile : les houthis ont mis en garde les compagnies aériennes contre l’utilisation de l’espace aérien saoudien, à l’exception des zones situées au-dessus de La Mecque et de Médine, indique la chaîne i24NEWS.

Une semaine de tirs en série

La salve de dimanche s’ajoute à celles des jours précédents. Samedi 24 octobre, la coalition avait déjà annoncé l’interception de trois missiles balistiques, l’un près de Riyad, où deux explosions avaient été entendues, les deux autres en direction de Taïf et du terminal pétrolier de Yanbu, sur la mer Rouge, ainsi que d’un drone dans la province orientale, selon i24NEWS. Des alertes avaient retenti à Taïf, Yanbu, La Mecque et Djeddah.

Jeudi, les houthis avaient revendiqué des frappes contre le ministère saoudien de la Défense à Riyad, des installations de Saudi Aramco à Yanbu et l’aéroport Roi-Fahd de Dammam. Les autorités saoudiennes n’ont pas confirmé l’ensemble de ces attaques, mais ont fait état de deux morts à Dammam, d’après la même source. Le géant pétrolier aurait par ailleurs demandé à des employés d’évacuer son siège de Dhahran.

Une intensité inédite depuis 2014

Les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, et la coalition conduite par l’Arabie saoudite, qui appuie le gouvernement yéménite, échangent des frappes presque chaque jour depuis la reprise du conflit en juillet. Pour franceinfo, l’ampleur des attaques visant Riyad ces dernières semaines est sans précédent depuis le début de la guerre, en 2014. La trêve négociée sous l’égide de l’ONU en 2022, qui avait fortement réduit les tirs transfrontaliers, apparaît aujourd’hui caduque.

La pression internationale monte autour du royaume : le Royaume-Uni a envoyé des avions de chasse Typhoon pour aider à défendre le ciel saoudien (lire notre article), et Washington a ordonné à tout le personnel de son ambassade à Riyad de quitter le pays (lire ici). L’enjeu dépasse le Yémen : Yanbu est un débouché essentiel pour les exportations de pétrole saoudien, d’autant plus stratégique que la navigation reste perturbée dans le détroit d’Ormuz.

Sources : franceinfo, Le Figaro, i24NEWS (25 et 24 octobre 2026).

Photo d’illustration : Kayhan ERTUGRUL / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.