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Microsoft : 60 000 salariés invités au départ volontaire, la France n’est pas concernée

Le bâtiment 92 du campus de Microsoft à Redmond, dans l’État de Washington
Photo : Coolcaesar / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0

Microsoft propose un plan de départs volontaires à environ 60 000 salariés aux États-Unis, au Canada, en Inde et au Royaume-Uni, soit plus du quart de ses 223 000 employés ; la France ne fait pas partie des pays concernés. Le groupe l’a annoncé ce lundi 26 octobre, six mois après un premier plan réservé à des salariés américains en fin de carrière. Les volontaires ont jusqu’à début décembre pour se décider.

Le plan Microsoft en 5 points

  • Qui : environ 60 000 salariés de certaines divisions seulement.
  • Où : États-Unis, Canada, Inde, Royaume-Uni. Pas la France ni les autres pays européens.
  • Conditions : aucune condition d’âge ni d’ancienneté, contrairement au plan d’avril.
  • Indemnité : comparable à celle d’un licenciement classique.
  • Délai : réponse attendue d’ici début décembre.

Ce que ça change pour les salariés en France

Directement, rien : aucun pays européen n’apparaît dans la liste communiquée par le groupe et reprise par Ouest-France, RFI et Le Dauphiné Libéré. En France, un plan de départs volontaires suit d’ailleurs ses propres règles (négociation avec les représentants du personnel, validation par l’administration pour une rupture conventionnelle collective). Le dossier français qui concerne Microsoft reste celui d’Arkane Lyon, le studio de jeux vidéo dont la fermeture est en consultation, avec 217 emplois menacés.

Pourquoi Microsoft réduit ses effectifs

Dans son message aux salariés, la directrice des ressources humaines Amy Coleman présente le plan comme « un autre moyen d’adapter » les effectifs « à l’évolution des besoins », sans citer l’intelligence artificielle. Un porte-parole a toutefois précisé que l’offre ne remplace pas d’éventuels licenciements, toujours possibles. Le groupe a supprimé environ 4 800 postes en juillet, après plus de 15 000 en 2025.

Le contexte, lui, est celui d’investissements massifs dans l’IA : Microsoft a dépensé 41 milliards de dollars au seul trimestre avril-juin, surtout en centres de données et en puces. À eux quatre, Alphabet, Amazon, Meta et Microsoft prévoient plus de 700 milliards de dollars d’investissements en 2026. Aux États-Unis, les employeurs ont attribué à l’IA plus de 116 000 suppressions d’emplois annoncées de janvier à août, selon le cabinet Challenger, Gray & Christmas. Pour L’Humanité, « la saignée de l’IA se poursuit ».

Combien de salariés vont partir ?

Personne ne le sait encore. En avril, environ 8 750 salariés américains avaient reçu une offre similaire et plus de 30 % l’avaient acceptée, pour un coût de 900 millions de dollars. Cette fois, le groupe s’attend à beaucoup moins d’adhésions, l’offre étant ouverte à des salariés plus jeunes. Les prochains chiffres pourraient venir dès mercredi 28 octobre, avec la publication des résultats trimestriels.

Ce qu’Ouelen a vérifié

Confirmé par plusieurs médias reprenant l’annonce du groupe : le nombre d’environ 60 000 salariés, les quatre pays, l’absence de condition d’âge, l’échéance de début décembre et l’effectif de 223 000 personnes fin juin. Pas confirmé : le nombre de départs attendus, que Microsoft ne chiffre pas, et le coût du plan, qui devrait être précisé avec les résultats. L’absence de la France tient à la liste des pays publiée : aucun média n’a fait état d’un volet français.

Sources : Le Dauphiné Libéré, Ouest-France, RFI, L’Humanité.

Photo d’illustration : Coolcaesar / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.