Le virus West Nile, ou virus du Nil occidental, a causé un quatrième décès en Île-de-France, où 27 cas d’infection contractés sur place ont été recensés depuis mai dans sept départements, selon Santé publique France, citée par France 3 Paris Île-de-France et Le Parisien. Ce virus est transmis par le moustique commun, du genre Culex, et non par le moustique tigre. La surveillance renforcée se poursuit jusqu’au 30 novembre.
Les chiffres, source par source
- Île-de-France : 27 cas autochtones, 4 décès (Santé publique France, d’après France 3 et Le Parisien).
- Départements touchés en Île-de-France : sept, dont le Val-de-Marne, l’Essonne et la Seine-Saint-Denis, les plus concernés selon Pourquoi Docteur.
- France hexagonale au 19 octobre : 195 cas autochtones, dont 160 avec symptômes et 76 formes neurologiques ; 6 décès (bulletin du 21 octobre, cité par Vidal).
- Comparaison : 62 cas sur toute l’année 2025, déjà un record.
Quels symptômes doivent alerter ?
Environ 80 % des personnes infectées n’ont aucun symptôme. Pour les autres, les signes apparaissent 2 à 14 jours après la piqûre et ressemblent à une grippe : fièvre brutale, maux de tête, douleurs musculaires ou articulaires, grande fatigue, parfois éruption cutanée ou troubles digestifs. Dans moins de 1 % des cas, le virus atteint le système nerveux (méningite, encéphalite), surtout chez les personnes âgées ou immunodéprimées. Une forte fièvre avec raideur de la nuque, confusion ou faiblesse musculaire doit conduire à consulter rapidement, ou à appeler le 15 en cas de signe grave.
Comment se protéger
Il n’existe ni vaccin pour l’homme ni traitement préventif, rappelle Vidal. Les moustiques Culex piquent surtout le soir et la nuit : vêtements couvrants, répulsifs adaptés, moustiquaires et suppression des eaux stagnantes restent les meilleurs moyens de se protéger. Les moustiques se contaminent en piquant des oiseaux infectés, migrateurs ou locaux. Avec la baisse des températures, leur activité diminue, mais le risque n’est pas nul avant la fin novembre.
Ce qu’Ouelen a vérifié
Les chiffres franciliens et nationaux ne portent pas toujours sur les mêmes dates de bilan, d’où de possibles écarts d’un média à l’autre. Santé publique France reste prudente sur les décès : selon son bulletin du 21 octobre cité par Vidal, les données disponibles ne permettent pas d’attribuer avec certitude les six décès nationaux au virus. Les chiffres régionaux détaillés sont publiés dans les bulletins de surveillance des arboviroses de Santé publique France.
Sources : France 3 Paris Île-de-France, Le Parisien, Vidal / AFP, Pourquoi Docteur, Santé publique France.
Photo d’illustration : Jedesto / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
