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Centre dentaire Orléans Thiers fermé : 106 patients appelés à un dépistage, ce qu’il faut faire

La façade d’un cabinet dentaire en France
Photo : Jlgay38 / Wikimedia Commons, licence CC BY 4.0

Le centre dentaire d’Orléans Thiers, situé 3 rue Thiers, est fermé : l’Agence régionale de santé (ARS) Centre-Val de Loire a suspendu son activité de façon immédiate et totale pour un risque infectieux lié à la stérilisation du matériel, et 106 patients sont invités à se faire dépister des hépatites B et C et du VIH. L’ARS insiste : aucune contamination n’a été établie à ce stade, et le risque est jugé très faible.

Ce qui s’est passé

Après un signalement, l’ARS a inspecté le centre le 16 octobre. Les inspecteurs ont constaté qu’un stérilisateur avait été utilisé au mois d’août alors que ses tests de contrôle avaient échoué, selon le communiqué de l’ARS. Le gestionnaire a d’abord fermé lui-même le centre les 19 et 20 octobre. Le 21 octobre, l’ARS a maintenu la fermeture, puis un arrêté du 23 octobre a prononcé la suspension immédiate et totale de l’activité, assortie d’une mise en demeure d’un mois pour corriger les manquements.

Vous avez été soigné dans ce centre : que faire ?

  • Qui est concerné : 106 patients ont été identifiés à ce stade, une liste que l’ARS dit non exhaustive. Les patients des trois dernières années sont informés par courrier ou courriel.
  • Que faire : consulter votre médecin traitant, qui vous prescrira un dépistage des hépatites B et C et du VIH. Ce bilan est une précaution.
  • Vous donnez votre sang : signalez-le à l’Établissement français du sang au 0 805 805 100 (service et appel gratuits).
  • Le risque : estimé à 0,003 % pour le VIH, 0,005 % pour l’hépatite C et 0,3 % pour l’hépatite B, selon les chiffres repris par Pourquoi Docteur.

Pourquoi un dépistage si le risque est faible

Un instrument dentaire mal stérilisé peut, en théorie, transmettre des virus présents dans le sang d’un patient à un autre. Les probabilités sont très basses, mais les hépatites B et C et le VIH peuvent rester longtemps silencieux. Un dépistage simple, par prise de sang, permet de lever le doute et, le cas échéant, de traiter tôt : les traitements actuels guérissent l’hépatite C dans l’immense majorité des cas et contrôlent efficacement le VIH. Les personnes vaccinées contre l’hépatite B sont, en principe, protégées contre ce virus.

Et la suite pour le centre

Le centre reste fermé tant que l’ARS n’a pas constaté la mise en conformité. Les patients qui avaient un rendez-vous ou un traitement en cours doivent se tourner vers un autre chirurgien-dentiste ; leur dossier médical doit pouvoir leur être transmis sur demande. La fermeture avait d’abord été présentée comme temporaire, rappelle ici Orléans.

L’enquête doit maintenant établir précisément quels patients ont été soignés avec du matériel passé par le stérilisateur défaillant. Aucune poursuite visant les responsables du centre n’a été annoncée à ce stade.

Ce qu’Ouelen a vérifié

Les dates, la mesure de suspension et les consignes aux patients proviennent du communiqué officiel de l’ARS Centre-Val de Loire. Le nombre de patients et les taux de risque sont rapportés par Pourquoi Docteur. Aucune contamination n’est établie.

Sources : ARS Centre-Val de Loire, Pourquoi Docteur, ici Orléans.

Photo d’illustration : Jlgay38 / Wikimedia Commons, licence CC BY 4.0.

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