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Salaires sous le Smic : Macron demande aux 122 branches concernées de négocier

Le bâtiment Colbert du ministère de l’Économie à Bercy, à Paris
Photo : SailEOuiAla / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0

Emmanuel Macron a demandé mercredi 28 octobre aux branches professionnelles dont certaines grilles de salaires restent sous le Smic de « relancer, là à court terme » les négociations salariales. Selon une étude de la CGT citée par Le Parisien, 122 branches proposent encore au moins un niveau de rémunération inférieur au salaire minimum. Interrogé sur la chaîne YouTube HugoDécrypte, le chef de l’État n’a en revanche pas tranché la question d’un « coup de pouce » au Smic, renvoyant au Premier ministre Sébastien Lecornu.

Pourquoi des grilles sont sous le Smic

Dans chaque secteur, une convention collective fixe un salaire minimum par niveau de poste. Quand le Smic augmente, plusieurs fois parfois en peu de temps, les premiers échelons de ces grilles se retrouvent en dessous. La loi interdit pourtant de payer un salarié moins que le Smic : l’employeur doit verser la différence. Le problème est ailleurs. Les salariés situés juste au-dessus sont rattrapés par le minimum, et la grille s’écrase. « Je pense que la clé elle est plus aujourd’hui sur certaines branches qui ont un niveau de rémunération qui est en dessous du Smic », a expliqué Emmanuel Macron, selon Le Figaro.

Ce que ça change pour vous

  • Vous êtes payé au Smic : votre salaire ne peut pas descendre en dessous, même si votre grille de branche est plus basse. Ce qui peut évoluer, c’est le Smic lui-même.
  • Vous êtes juste au-dessus du Smic : c’est vous que concernent d’abord les négociations de branche. Une grille revalorisée peut vous redonner un écart avec le minimum.
  • Pour savoir si votre branche est concernée : votre convention collective figure sur votre bulletin de paie. Les syndicats et le site Légifrance permettent de consulter la grille en vigueur.

Les chiffres

  • 11,8 % des salariés étaient payés au Smic au 1er janvier 2026, selon la Dares, contre 17,3 % trois ans plus tôt.
  • 122 branches avec au moins un niveau sous le Smic, selon la CGT citée par Le Parisien.
  • +0,5 à +0,6 point : l’ampleur possible d’un coup de pouce évoquée par Les Échos, soit environ 20 euros nets de plus par mois pour un temps plein (de 1 478 à 1 498 euros environ), selon Le Figaro.

Coup de pouce : rien n’est décidé

Face à la mobilisation sur le pouvoir d’achat, l’exécutif étudie plusieurs pistes : avancer la revalorisation automatique du Smic, normalement prévue au 1er janvier, ou y ajouter un coup de pouce. Nous détaillions mercredi la piste d’une hausse d’environ 1,5 % dès décembre. Aucune de ces options n’a été officiellement arrêtée ce jeudi matin. En renvoyant la décision à Matignon, Emmanuel Macron laisse au gouvernement le soin de l’annonce.

Relancer les négociations de branche ne coûte rien aux finances publiques, mais pèse sur les entreprises des secteurs concernés, souvent à petites marges. Le ministère du Travail peut convoquer les partenaires sociaux d’une branche en retard, mais il ne peut pas imposer le contenu d’un accord.

Ce qu’Ouelen a vérifié

Les propos d’Emmanuel Macron, le chiffre de 122 branches attribué à la CGT, la part de smicards mesurée par la Dares et l’ordre de grandeur d’un coup de pouce sont tirés du Figaro, qui cite Le Parisien et Les Échos. La liste nominative des 122 branches n’a pas été publiée : nous ne la donnons pas.

Sources : Le Figaro (citant Le Parisien, Les Échos et la Dares).

Photo d’illustration : SailEOuiAla / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.

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