Quick franchit en novembre 2026 le cap des 200 restaurants en France et annonce 150 ouvertures supplémentaires d’ici 2030, pour un réseau de 350 adresses, avec une enveloppe de 500 millions d’euros, selon son PDG Frédéric Levacher interrogé par Le Parisien, RMC et France Snacking. L’enseigne, que le groupe Bertrand avait failli faire disparaître au profit de Burger King, revendique 65 millions de clients par an.
Quick en chiffres
- Restaurants en France : 200 en novembre 2026, contre 107 en 2021.
- Objectif : 150 de plus, soit environ 30 ouvertures par an (horizon 2030 selon Le Parisien et RMC, 2031 selon France Snacking).
- Investissement annoncé : 500 millions d’euros sur cinq ans (ouvertures, rénovations), après 350 millions depuis 2022.
- Emplois : 8 000 salariés aujourd’hui, 7 500 emplois de plus visés, à raison d’environ 50 par restaurant.
- Chiffre d’affaires en France : 600 millions d’euros en 2025, 650 millions attendus en 2026 (+8 %).
Où ouvrent les nouveaux Quick
Le cap des 200 correspond à une série d’ouvertures étalées sur novembre. Les villes citées par l’enseigne et la presse : Charleville-Mézières, Lannion (Côtes-d’Armor), Saint-Jean-de-Monts, Val-de-Fontenay (Fontenay-sous-Bois), Sens (Yonne), Éragny (Val-d’Oise), la gare de Strasbourg, Angers, Saint-Nazaire, Cambrai (Nord) et Bourgoin-Jallieu (Isère). Avec Lannion, Quick revient en Bretagne, où il n’était plus présent depuis longtemps, souligne son PDG dans Le Parisien. D’autres ouvertures sont prévues d’ici au 31 décembre.
La plupart des restaurants sont confiés à des locataires-gérants, une forme proche de la franchise, et prennent surtout le format drive. L’enseigne veut aussi s’implanter davantage dans les gares et lieux de passage. À l’étranger, Quick est déjà présent en Belgique, au Luxembourg et au Maroc, et prévoit un premier restaurant en Suisse, à Genève, au premier semestre 2027. Des partenariats sont recherchés en Allemagne, en Espagne et aux Pays-Bas.
Ce qui arrive à la carte
Deux nouveautés sont annoncées prochainement : un menu en collaboration avec la marque de chips Doritos et un burger à la truffe. Aucune date de sortie ni aucun prix n’ont été communiqués à ce stade. Les classiques restent : le Giant, dont la recette n’a pas changé depuis les années 1970 et qui reste le produit le plus vendu, et le Quick N’Toast. L’enseigne est 100 % halal depuis 2010 et met en avant ses petits prix, comme le menu « Carrément bon » lancé à 4,95 euros, rappelle RMC.
Comment Quick est revenu
Entre 2015 et 2021, le groupe Bertrand, alors propriétaire, a transformé environ 250 Quick en Burger King, et le réseau est tombé à 107 restaurants. Racheté en août 2021 par le fonds HIG Capital, Quick a relancé la marque dès 2022 : rénovations, programme de fidélité, nouveautés tous les quinze jours et licences (Avengers, Simpson). L’enseigne est aussi devenue société à mission.
Malgré cette croissance, Quick resterait derrière ses concurrents : KFC compte environ 400 restaurants, Burger King 620 et McDonald’s 1 629, selon les chiffres cités par RMC. Le marché de la restauration rapide recule de 2 % selon le cabinet Food Service Vision, cité par RMC. Chez KFC, un franchisé qui exploite 40 restaurants a d’ailleurs été placé en procédure de sauvegarde.
Ce qu’Ouelen a vérifié
Nous avons comparé les déclarations du PDG publiées par Le Parisien, RMC et France Snacking. Le cap des 200 restaurants, les 150 ouvertures, les 500 millions d’euros et les 7 500 emplois concordent. L’échéance varie : 2030 pour Le Parisien et RMC, 2031 pour France Snacking. Les chiffres d’affaires sont ceux annoncés par l’entreprise, non audités. La liste des villes réunit celles citées par Le Parisien et France Snacking.
Sources : Le Parisien, RMC, France Snacking.
Photo d’illustration : Lionel Allorge / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.



















