Accueil Santé « Paludisme d’aéroport » à Francfort : 3 morts, des moustiques venus...

« Paludisme d’aéroport » à Francfort : 3 morts, des moustiques venus d’Afrique de l’Ouest

Moustique anophèle, vecteur du paludisme
Photo : Dr D.A. Turkhud (1863-?) / Wikimedia Commons, licence Public domain

Les huit cas de « paludisme d’aéroport » survenus cet été près de l’aéroport de Francfort, en Allemagne, dont trois mortels, sont dus à des parasites venus d’Afrique de l’Ouest, probablement transportés par des moustiques infectés arrivés en avion, a annoncé la ville mercredi 4 novembre 2026. L’information est rapportée par 20 Minutes et Europe 1 avec l’AFP.

Trois moustiques, trois foyers

L’analyse génétique, réalisée par l’Institut de médecine tropicale d’Anvers, en Belgique, montre que les parasites proviennent de trois moustiques différents, correspondant à trois foyers distincts en juillet, août et septembre. Six personnes qui avaient fréquenté l’aéroport sont tombées malades début juillet ou mi-août ; deux sont mortes. En septembre, deux habitants d’un quartier tout proche ont été touchés ; l’un est décédé. Aucun des huit malades n’avait séjourné dans une zone où le paludisme circule, d’après le professeur Peter Tinnemann, directeur du service de santé de Francfort.

Qu’est-ce que le paludisme d’aéroport ?

On parle de paludisme d’aéroport quand un moustique anophèle infecté voyage dans un avion depuis une zone touchée vers un pays indemne, puis pique des personnes sur place. Le parasite en cause ici, Plasmodium falciparum, provoque la forme la plus grave de la maladie. Le précédent épisode connu en Allemagne remontait à 2023, selon l’Institut Robert-Koch.

Faut-il s’inquiéter en France ?

Ces cas restent exceptionnels : le moustique ne survit en général pas longtemps hors de son milieu et ne s’installe pas durablement. Le principal danger est le retard de diagnostic, car un médecin pense rarement au paludisme chez quelqu’un qui n’a pas voyagé. La mairie de Francfort rappelle que la maladie est entièrement curable si elle est détectée et traitée à temps, et a demandé aux soignants de la région d’être attentifs aux symptômes. Une fièvre inexpliquée chez une personne vivant ou travaillant près d’un aéroport international justifie d’en parler à son médecin.

Ce qu’Ouelen a vérifié

  • Confirmé : le nombre de cas et de décès, l’origine ouest-africaine des parasites et l’analyse de l’institut d’Anvers, selon le communiqué de la ville relayé par l’AFP.
  • Non précisé : les vols ou compagnies par lesquels les moustiques sont arrivés.

Sources : 20 Minutes / AFP, Europe 1 / AFP.

Photo d’illustration : Dr D.A. Turkhud (1863-?) / Wikimedia Commons, licence Public domain.