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Italie : Meloni prévoit une exit tax de 26 % sur les grandes fortunes

Giorgia Meloni, présidente du Conseil italien
Photo : Governo Italiano / Wikimedia Commons, licence CC BY 3.0 it

Le gouvernement de Giorgia Meloni a inscrit dans le projet de loi de finances pour 2027 une « exit tax » visant les contribuables fortunés qui quittent l’Italie. L’objectif affiché : dissuader la fuite des grandes fortunes tout en maintenant les régimes d’attractivité déjà en place.

Le dispositif annoncé

Selon Les Échos, un impôt de 26 % porterait sur les plus-values (y compris latentes) réalisées lors du transfert de résidence à l’étranger, pour les personnes ayant passé au moins six des dix dernières années en Italie et détenant plus de 800 000 € d’actifs financiers (actions, participations, titres — hors comptes bancaires selon le détail rapporté).

Le gouvernement lui-même table sur des recettes très modestes : environ 3,7 millions d’euros la première année, puis quelques millions les années suivantes. L’opposition et des fiscalistes y voient surtout une mesure d’affichage ; Matteo Renzi l’a qualifiée de « folie » sur X, craignant un signal négatif pour l’attractivité italienne.

Confirmé / pas confirmé

  • Confirmé : la mesure figure dans le projet de budget 2027 débattu au Parlement ; le taux de 26 % et le seuil d’actifs autour de 800 000 € sont repris par la presse économique.
  • Pas confirmé : le texte final voté, les éventuels aménagements (étalement, trusts, déménagements UE) et la date d’entrée en vigueur exacte.

Des mécanismes de contournement ou d’étalement sont déjà évoqués (paiement différé en cas de déménagement dans l’UE, remboursement en cas de retour, transfert d’actifs dans un trust italien). Les débats parlementaires peuvent encore modifier le dispositif.

Contexte pour un lecteur français

La France et l’Allemagne ont déjà des formes d’exit tax. L’Italie, elle, attire depuis 2016 des fortunes via un forfait annuel (aujourd’hui cité à 300 000 €) proche du régime « non-dom », avec des extensions possibles aux proches. Ce régime a contribué à classer l’Italie parmi les destinations les plus attractives pour les millionnaires, selon les classements cités par la presse.

La nouvelle taxe vise donc un public que Rome a d’abord cherché à séduire. Pour un résident fiscal français, cela ne change rien immédiatement à l’impôt français. En revanche, un projet de déménagement fiscal vers l’Italie devra intégrer : le forfait d’entrée éventuel, puis ce risque de sortie à 26 % si les conditions de durée de résidence et de patrimoine sont réunies.

Calendrier utile : le texte est dans le projet de budget 2027 ; sans vote définitif, rien n’est exigible. Surveillez les amendements au Parlement italien (seuil, actifs exclus, étalement UE) avant toute décision personnelle — Ouelen ne donne pas de conseil fiscal individualisé.

Ce qu’Ouelen a vérifié

Faits tirés de Les Échos (4 novembre, mis en avant le 6). Aucun texte consolidé du Journal officiel italien n’a été relu ici : nous parlons d’un projet encore amendable. Recettes et seuil repris tels que publiés, sans inventer de cas individuels.

Sources : Les Échos.

Photo d’illustration : Governo Italiano / Wikimedia Commons, licence CC BY 3.0 it.