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Grève du 5 novembre 2026 : bilan — 575 000 selon l’Intérieur, 1,6 million selon la CGT, 65 000 à Paris

Un TGV à quai dans une gare française (photo d’archives)
Photo : Czenon1 / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0

Mis à jour le

Bilan de la journée

La journée du 5 novembre 2026 a été la plus forte de ce mouvement d’automne : près de 600 000 manifestants en France, Paris compris, selon l’estimation provisoire du ministère de l’Intérieur arrêtée vers 17 h, contre « près de 1,6 million » revendiqués par la CGT, dont 350 000 à Paris (franceinfo). À Paris, la préfecture de police a compté entre 75 000 et 80 000 personnes sur le parcours République–Nation (Le Parisien). Des heurts et des dégradations ont émaillé plusieurs cortèges (boulevard Voltaire à Paris, Rennes, Nantes, Lyon, Toulouse) ; le Premier ministre Sébastien Lecornu convoque lundi à Matignon une « conférence sociale » sur le pouvoir d’achat et les salaires. Le chiffre définitif de l’Intérieur n’était pas encore publié en fin de journée ; une éventuelle mesure sur le Smic reste attendue vendredi.

Mise à jour du 6 novembre : chiffre consolidé de l’Intérieur — 575 000 manifestants, 448 interpellations

Le ministère de l’Intérieur a consolidé son bilan de la journée du 5 novembre : 575 000 manifestants en France, dont 65 000 à Paris, dans 193 cortèges (La Croix, L’Indépendant). La CGT maintient « près de 1,6 million », dont 350 000 à Paris. À 18 h, Beauvau faisait aussi état de 448 interpellations, 53 membres des forces de l’ordre blessés et 86 interventions pour incendie (bilan alors encore qualifié de provisoire). Le Premier ministre Sébastien Lecornu réunit syndicats et patronat lundi 9 novembre à Matignon pour une « conférence sociale » sur les salaires ; aucune hausse chiffrée du Smic n’a été publiée au Journal officiel au matin du 6 novembre (voir notre suivi Smic). Ce direct reste clos.

En direct

19h00 – Bilan de la journée : près de 600 000 selon l’Intérieur, 1,6 million selon la CGT ; 75 000 à 80 000 à Paris selon la préfecture de police

Participation nationale : près de 600 000 manifestants en France, Paris compris, selon l’estimation provisoire du ministère de l’Intérieur vers 17 h — la plus forte journée de ce mouvement selon Beauvau. La CGT revendique « près de 1,6 million » de personnes, dont 350 000 à Paris (franceinfo). Le chiffre définitif de l’Intérieur n’était pas encore publié à la clôture de ce direct.

Précision judiciaire (Haute-Savoie) : le tribunal administratif a confirmé jeudi l’interdiction de manifester dans l’hypercentre d’Annecy ; le cortège devait se tenir hors vieille ville, avec départ et arrivée sur le Pâquier (Le Dauphiné). Aucun chiffre définitif national du ministère de l’Intérieur n’a été publié au-delà de l’estimation provisoire (~600 000 à 17 h) au moment de cette précision.

Paris : entre 75 000 et 80 000 manifestants selon un chiffrage de la préfecture de police communiqué au Parisien. Des « individus cagoulés » ont commis des dégradations boulevard Voltaire ; la dispersion place de la Nation s’est faite dans le calme en fin de journée.

Incidents en régions : 30 interpellations à Nantes, 24 à Lyon (cinq commerces dégradés), 19 à Toulouse, plusieurs dizaines à Rennes après des dégradations ; à Strasbourg, Laurent Nuñez a demandé de saisir la justice après qu’un mannequin à l’effigie d’un CRS a été brûlé. Aucun bilan national définitif d’interpellations pour la seule journée du 5 novembre n’avait été publié à la clôture.

Suite politique : Sébastien Lecornu convoque lundi 9 novembre à Matignon une « conférence sociale » avec syndicats et patronat sur le pouvoir d’achat et les salaires ; Jean-Pierre Farandou doit finaliser les concertations d’ici dimanche (franceinfo). Une éventuelle mesure sur le Smic reste évoquée pour vendredi 6 novembre. Ce direct est clos.

18h45 – Strasbourg : un mannequin à l’effigie d’un CRS brûlé, Laurent Nuñez demande de saisir la justice

Strasbourg : un mannequin à l’effigie d’un CRS a été brûlé pendant la manifestation. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a demandé au préfet de saisir la justice, selon une information de BFMTV (17 h 31).

Paris : des effigies en carton de responsables politiques ont été brûlées dans le cortège (BFMTV). Pour vendredi 6 novembre, la préfecture de police a pris un arrêté autorisant des caméras sur aéronefs dans la capitale (préfecture de police, 18 h 42).

Lyon : le préfet du Rhône dresse le bilan du cortège intersyndical, parti à 10 h 30 de la Manufacture des tabacs :

« La manifestation intersyndicale […] a pu rejoindre son point d’arrivée, place Jean Macé, comme cela avait été prévu […]. Le préfet du Rhône condamne les actions de violence, qui ont impacté directement le bon déroulement de la manifestation » — Préfet du Rhône (@prefetrhone), 18 h 21.

Police : « Ce matin, en banlieue, des collègues se sont pris des cocktails Molotov », affirme le syndicaliste policier Reda Belhaj sur Europe 1.

18h15 – La CGT revendique « près de 1,6 million » de manifestants, dont 350 000 à Paris

Participation : la CGT revendique « près de 1,6 million » de manifestants dans toute la France, dont 350 000 à Paris entre République et Nation. Le ministère de l’Intérieur compte de son côté près de 600 000 personnes, Paris compris, selon un chiffrage non définitif (franceinfo). « Nous venons de franchir un nouveau cap dans la mobilisation », se félicite le syndicat. Lors des journées des 17 et 24 octobre, les organisateurs avaient revendiqué jusqu’à 800 000 manifestants, rappelle franceinfo. BFMTV a relayé les deux comptages :

« Colère sociale : « près de 1,6 million » de manifestants en France dont 350.000 à Paris, selon la CGT. Pour le ministère de l’Intérieur, ce sont près de 600.000 personnes, Paris compris » — BFMTV (@BFMTV), 17 h 51.

Montpellier : 3 500 personnes ont défilé selon la préfecture, dans le calme et sans intervention des forces de l’ordre, selon France 3 Occitanie (franceinfo).

Paris : Raphaël Glucksmann a quitté le cortège parisien après avoir été hué par des manifestants (franceinfo, 17 h 43).

Réaction : l’eurodéputée LFI Manon Aubry appelle le gouvernement à « céder aux revendications sociales » ou à « partir » (BFMTV).

17h45 – Lyon : 24 interpellations et cinq commerces dégradés ; Bordeaux entre 21 000 et 120 000 manifestants

Lyon : les échauffourées sont terminées, « tous les groupes hostiles [sont] désormais dispersés », selon France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. La préfecture du Rhône fait état de cinq commerces dégradés et de 24 personnes interpellées pour des « tirs de mortier, jets de projectile et outrage » (franceinfo).

Bordeaux : les comptages de la préfecture et de la CGT vont de 21 000 à 120 000 manifestants. Le défilé s’est déroulé « dans une ambiance bon enfant et sans incident majeur », selon France 3 Nouvelle-Aquitaine (franceinfo).

Matignon : la conférence sociale de lundi doit permettre « d’apporter des réponses aux questions de pouvoir d’achat et de salaires », précise le service de presse du Premier ministre. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, est chargé de « finaliser les concertations » d’ici là (franceinfo). BFMTV a relayé l’annonce :

« Pour « apporter des réponses aux questions de pouvoir d’achat et de salaires », Sébastien Lecornu annonce la réunion lundi à Matignon d’une « conférence sociale » avec les syndicats et le patronat » — BFMTV (@BFMTV), 17 h 20.

Paris : quelques tensions en tête de cortège, où des policiers tentent de disperser « quelques éléments violents », tandis que la majorité des manifestants reste place de la République « dans le calme » (franceinfo, 17 h 12).

Réaction : face à la demande de la CGT d’augmenter le Smic de 10 %, Marine Le Pen estime qu’« on ne peut pas faire ça de manière coercitive sinon on entre dans l’URSS » (BFMTV).

17h15 – Près de 600 000 manifestants selon l’Intérieur ; Lecornu convoque une « conférence sociale » lundi à Matignon

Participation : « près de 600 000 » personnes ont manifesté en France ce jeudi, Paris compris, selon une première estimation « non définitive » du ministère de l’Intérieur arrêtée vers 17 h, rapportée par Le Parisien et franceinfo. C’est la journée la plus suivie depuis le début du mouvement, devant le 17 octobre (550 000 manifestants), le 24 octobre (410 000) et le 31 octobre (320 000), selon les chiffres du ministère cités par franceinfo. Le chiffre définitif doit être publié dans la soirée.

Matignon : le Premier ministre Sébastien Lecornu réunira lundi à Matignon les organisations syndicales et patronales pour une « conférence sociale ». « Il a demandé au ministre du Travail et des Solidarités de finaliser d’ici dimanche les concertations qu’il mène depuis plusieurs jours », précise Matignon, cité par franceinfo. Le gouvernement dit aussi poursuivre ses échanges avec les représentants des agents de la fonction publique.

Paris : la tête du cortège est arrivée place de la Nation, alors que de nombreux manifestants attendaient encore de quitter la place de la République, à plus de 3 km (franceinfo).

Nantes : la police tente de disperser les derniers manifestants avec un canon à eau et du gaz lacrymogène, selon Ouest-France et France 3 Pays de la Loire cités par franceinfo.

Strasbourg : la CGT revendique entre 25 000 et 30 000 manifestants, la CFDT 25 000, selon France 3 Grand Est (franceinfo).

Transports : le ministre des Transports décrit une « offre des transports globalement assurée », avec des « disparités selon les régions » (BFMTV).

16h40 – Toulouse : le métro rouvert presque partout ; à Rouen, le cortège cantonné aux ponts

Toulouse : après une fermeture partielle de la ligne A en début d’après-midi, le préfet d’Occitanie annonce la réouverture de presque tout le métro.

« Mise à jour 16h15 : Toutes les stations de métro sont ouvertes, à l’exception des stations « Capitole » (ligne A), « Jean Jaurès » (ligne A et B), « Jeanne d’Arc » (ligne B) » — Préfet d’Occitanie et de la Haute-Garonne (@PrefetOccitanie), 16 h 15.

Rouen : faute d’accès au centre-ville, le cortège a défilé sur les ponts de la Seine, rapporte Le Parisien.

Paris : la préfecture de police évoque des « dégradations » commises par des « individus cagoulés » boulevard Voltaire (BFMTV). Dans le cortège, des enseignants disent être venus « soutenir les lycéens » (BFMTV).

Rennes : des « individus masqués » ont « attaqué » le cortège, selon BFMTV.

16h15 – Paris : dégradations en tête de cortège boulevard Voltaire ; 30 interpellations à Nantes

Paris : la place de la République est toujours « noire de monde » une heure et demie après le départ, et le cortège emprunte le boulevard Voltaire vers Nation. Des individus cagoulés ont commis des dégradations sur le parcours, selon la préfecture de police, qui fait état d’une intervention pour « faire cesser les exactions » et « isoler les fauteurs de troubles » en tête de cortège, rapporte franceinfo. Dans le défilé, des effigies d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen ont été représentées sur des bâtiments publics en feu (BFMTV).

Nantes : le préfet des Pays de la Loire annonce 30 interpellations.

« À 16h00, 30 individus ont été interpellés et mis à la disposition des services de police judiciaire » — Préfet des Pays de la Loire et de Loire-Atlantique (@Prefet44), 16 h 05.

Caen : le préfet du Calvados condamne l’irruption d’un groupe muni d’extincteurs et de barres de fer dans les lycées Rostand et Fresnel ce matin, sans blessé ; la manifestation déclarée a rassemblé 12 500 personnes dans le calme.

« De tels actes de violence et de dégradation sont inacceptables et ne sauraient être confondus avec l’exercice du droit de manifester » — Préfet du Calvados (@Prefet14), 15 h 24.

Toulouse : malgré l’interdiction, des milliers de personnes se sont réunies en centre-ville ; vers 15 h 15, les CRS ont lancé les premiers gaz lacrymogènes et une charge, selon France 3 Occitanie cité par franceinfo. La ligne A du métro ne roule plus qu’entre Arènes et Basso Cambo (préfet d’Occitanie).

Patronat : « Les entreprises ne sont pas assez en forme pour accorder une augmentation des salaires », répond Eric Chevée, vice-président des Entrepreneurs (ex-CPME), sur ICI, cité par franceinfo.

15h45 – Rennes : plusieurs dizaines d’interpellations après des dégradations ; Raphaël Glucksmann quitte le cortège parisien

Rennes : un « groupe hostile d’individus masqués » s’est constitué en avant du cortège syndical et des dégradations ont été commises, a signalé la préfète de Bretagne et d’Ille-et-Vilaine à 14 h 44 (préfecture). Elle annonce ensuite plusieurs dizaines d’interpellations.

« L’intervention des forces de sécurité intérieure a permis d’interpeller plusieurs dizaines d’individus qui avaient participé aux dégradations d’un hôtel avenue Janvier et effectué de nombreux jets de projectiles sur les policiers » — Préfète de Bretagne et d’Ille-et-Vilaine (@bretagnegouv), 15 h 28.

À l’arrière du cortège rennais, la foule, « bien plus dense » que samedi dernier selon France 3 Bretagne, défile dans le calme et en musique, rapporte franceinfo.

Paris : la manifestation se poursuit dans le calme, selon BFMTV. Bloqué par des militants place de la République, Raphaël Glucksmann a finalement quitté le cortège (BFMTV). Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, souhaite que le mouvement débouche sur une « grève quasiment générale avec le blocage du pays » (franceinfo).

Réactions : Marylise Léon (CFDT) demande une rencontre avec les responsables politiques pour obtenir une hausse du Smic (BFMTV). Marine Le Pen juge que la hausse de 10 % du Smic réclamée par la CGT reviendrait à « changer de régime » (BFMTV).

15h15 – Fonction publique : moins d’un agent de l’État sur dix en grève ; Sophie Binet promet que « rien ne nous arrêtera »

Fonction publique : à la mi-journée, 9,89 % des agents de la fonction publique d’État étaient en grève, 4,60 % dans la territoriale et 3,93 % dans l’hospitalière, selon le ministère de l’Action et des Comptes publics, cité par franceinfo. Une mobilisation « bien moins » forte que lors des deux précédentes journées, malgré la colère sur les salaires et le gel du point d’indice, relève BFMTV.

Paris : le cortège avance de la place de la République vers la place de la Nation. La préfecture de police indique que les forces de sécurité et de secours sont engagées « afin d’assurer le bon déroulement de la manifestation intersyndicale ».

« Le rassemblement s’élance depuis place de la République pour rejoindre la place de la Nation » — Préfecture de police (@prefpolice), 15 h 13.

Sophie Binet (CGT) réclame des « réponses immédiates » au gouvernement. Avant le départ, elle a assuré que le décompte de 250 000 manifestants « n’est qu’un début », selon franceinfo.

« « Rien ne nous arrêtera » : Sophie Binet demande des « réponses immédiates » au gouvernement » — BFMTV (@BFMTV), 15 h 03.

Dans le cortège parisien : Raphaël Glucksmann propose une « baisse de la CSG sur les salaires, financée par la taxation sur les plus grands héritages » ; François Ruffin demande au gouvernement de « relever le Smic de 100 euros » et d’indexer les salaires sur l’inflation (franceinfo). Marine Tondelier dénonce « l’inaction sociale du gouvernement » (BFMTV).

Pas-de-Calais : le préfet salue une « journée marquée par le calme et le bon déroulement des rassemblements », rapporte BFMTV.

14h40 – Paris : le cortège s’élance dans le calme ; un lycéen blessé au couteau à La Courneuve

Paris : le cortège s’est élancé de la place de la République après une minute de silence pour la victime de l’attentat raciste de Trappes. C’est la première manifestation syndicale dans le centre de Paris depuis celle du 17 octobre, marquée par des violences et des pillages, rappelle franceinfo. Le départ s’est fait dans le calme, selon BFMTV. Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin et Raphaël Glucksmann, accueilli par quelques huées (BFMTV), ont rejoint le défilé. La préfecture de police a engagé des hélicoptères au-dessus de la capitale (préfecture de police).

La Courneuve : un lycéen de 16 ans a été blessé à l’arme blanche au thorax pendant le blocage de son lycée, selon le parquet de Bobigny et la police. D’après la préfecture de police, « un élève majeur s’est opposé à des manifestants qui brûlaient des poubelles » et lui a porté un coup de couteau. L’adolescent est hospitalisé, sans pronostic vital engagé. L’auteur, 20 ans, « a été immédiatement interpellé » et doit être examiné par un psychiatre en garde à vue, rapporte franceinfo.

Violences devant les lycées : le ministère de l’Intérieur fait le point sur X.

« Tirs de mortiers, incendies, entraves à la circulation, jets de projectiles contre les forces de l’ordre : depuis ce matin, des actes de violences sont constatés aux abords de lycées dans plusieurs villes, comme à Rennes, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg et Paris » — Ministère de l’Intérieur (@Interieur_Gouv), 13 h 57.

Lyon : environ 30 500 manifestants ont défilé selon la préfecture, 55 000 selon les organisateurs. En marge du cortège, des groupes ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre et une voiture a été incendiée, mais la tête de cortège est arrivée dans le calme, selon franceinfo et France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

Ailleurs : à Toulouse, le cortège est parti et les stations de métro Saint-Cyprien, Capitole et Jean-Jaurès sont fermées (préfet d’Occitanie). À Brest, deux manifestants portent plainte pour des violences « attribuées à des membres de groupes d’extrême droite », rapporte BFMTV.

14h10 – Nantes : des casseurs mêlés aux derniers manifestants ; le gouvernement évoque une mesure sur le Smic

Nantes : à la fin du cortège, des casseurs se sont mêlés aux derniers manifestants, et le préfet de Loire-Atlantique leur demande de quitter les lieux.

« À #Nantes, des casseurs se sont mêlés aux derniers manifestants. Les forces de l’ordre sont mobilisées pour prévenir tout débordement et interpeller les fauteurs de troubles » — Préfet de Loire-Atlantique (@Prefet44), 13 h 44.

Lycées : le ministère de l’Intérieur recense « plusieurs actions violentes » liées au mouvement lycéen. Des policiers « ont essuyé des jets de boules de pétanque devant le lycée Bréquigny » à Rennes, et des projectiles ont visé des personnels et les forces de l’ordre à Pau et à Orléans, selon franceinfo. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a réagi à l’incendie du lycée de Tournefeuille, où une trentaine d’individus sont entrés selon la préfecture.

« Des individus ont mis le feu au lycée Françoise de Tournefeuille, mettant en danger les élèves et les personnels. […] Ce comportement criminel est absolument scandaleux » — Édouard Geffray (@EdouardGeffray), 13 h 07.

Smic : le ministre des Relations avec le Parlement a affirmé sur franceinfo qu’« il y aura peut-être une mesure sur le Smic », que le ministre de l’Économie devrait « l’annoncer probablement demain ». Sophie Binet (CGT) a prévenu que « ce n’est pas +0,6 % sur le Smic qui va répondre » aux attentes. La CGT réclame une hausse de 10 %, la CFDT 100 euros par mois et FO 100 à 150 euros, rappelle franceinfo. Marine Le Pen (RN) juge qu’imposer 10 % aux entreprises provoquerait « une vague de licenciements ».

Paris : Jean-Luc Mélenchon a rejoint le cortège parisien (BFMTV). La tour Eiffel est fermée pour la journée, annonce sa société d’exploitation, et certaines salles du Louvre sont également fermées, selon le site du musée cité par franceinfo.

13h40 – Participation : 270 000 manifestants à la mi-journée selon les autorités ; 18 interpellations à Paris

Premier chiffre officiel : les autorités recensent 270 000 manifestants « dans le cadre de 180 cortèges » à la mi-journée, selon l’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, cité par franceinfo. Ce chiffre ne comprend pas encore le cortège parisien. « Les cortèges se déroulent globalement bien », ajoute la même source, qui signale toutefois des tensions à Lyon, où « plusieurs centaines d’individus se sont constitués en black bloc », et des incidents à Nantes « lors de la dispersion du cortège ».

Le chiffre de la CGT : sa secrétaire générale, Sophie Binet, revendiquait à 13 h plus de 250 000 manifestants, comme l’a rapporté BFMTV.

« À 13H, nous avons recensé plus de 250.000 manifestants et manifestantes dans près de 70 villes » — Sophie Binet (CGT), citée par BFMTV (@BFMTV), 13 h 20.

Depuis la place de la République, Sophie Binet assure que « ce chiffre va beaucoup monter » et promet « nous serons au-dessus des journées de manifestation précédentes » (franceinfo). Elle réclame une hausse du Smic de 10 % (BFMTV) et prévient que « la seule chose qui fera cesser la mobilisation, c’est la réponse aux revendications » (BFMTV). Marylise Léon (CFDT) salue « de très bonnes remontées » de province mais juge qu’« on n’a jamais eu autant de difficulté à organiser une manifestation » (BFMTV). « C’est déjà un succès », estime Frédéric Souillot (FO) au départ du cortège parisien (BFMTV).

Paris : lors de contrôles dans les gares de l’agglomération, les policiers ont découvert des produits inflammables et du matériel détourné, et 18 personnes ont été interpellées, annonce la préfecture de police.

« Plusieurs matériels dangereux ont été découverts lors des opérations de contrôle menées par les policiers dans les gares de l’agglomération parisienne : 18 individus ont été interpellés » — Préfecture de police (@prefpolice), 13 h 10.

Ailleurs : à Toulouse, la préfecture rappelle que le départ se fait aux Arènes, sur le circuit validé par le tribunal administratif (préfet d’Occitanie, 13 h 40). À Limoges, la manifestation s’est achevée dans le calme ; la CGT y compte 17 000 personnes, chiffre de la préfecture pas encore connu (franceinfo).

13h10 – Participation : la CGT revendique plus de 250 000 manifestants ; un lycée évacué à Lille

Premier chiffre syndical : la CGT revendique déjà « plus de 250 000 manifestants » dans 73 villes, selon franceinfo (alerte publiée vers 13 h). Ce décompte ne comprend pas encore Paris, où le cortège part à 14 h. Le ministère de l’Intérieur n’a pas encore donné de chiffre. Plus tôt, Gérard Ré, secrétaire confédéral de la CGT, évoquait des « chiffres massifs » dans les premières manifestations, d’après BFMTV.

Lille : le lycée César Baggio et les habitations voisines sont en cours d’évacuation après un feu de poubelles près d’une alimentation en gaz, qui a provoqué une importante fuite et un départ de feu. La préfecture du Nord l’a annoncé sur X.

« Suite à un feu de poubelles à proximité d’une alimentation en gaz devant le lycée César Baggio à Lille, une importante fuite de gaz est en cours et a entrainé un départ de feu » — Préfecture du Nord (@prefet59), 12 h 53.

Tournefeuille : l’incendie « délibéré » a détruit le bureau de la vie scolaire du lycée Françoise, et le recteur dénonce des faits « inqualifiables », rapporte BFMTV. Kamel Chibli, vice-président de la Région Occitanie chargé de l’éducation, réclame des « mesures d’exception » pour identifier et juger les auteurs, selon franceinfo.

Paris : la tour Eiffel est fermée pour la journée, indique BFMTV. À Bordeaux, plusieurs centaines de personnes étaient réunies avant le départ du cortège, d’après BFMTV.

12h40 – Lyon : tirs de mortiers sur la police et gaz lacrymogène en tête de cortège ; un tiers du supérieur perturbé

Lyon : un groupe d’environ 500 personnes vêtues de noir s’est détaché de la tête du cortège, rue Garibaldi, hors du parcours déclaré, et a tiré des mortiers d’artifice et des projectiles sur les forces de l’ordre. Vers 11 h 47, la police a fait usage de gaz lacrymogène « en légitime défense », selon la préfecture, et des manifestants pacifiques se sont réfugiés dans des cours d’immeubles, rapportent actu Lyon, Le Progrès et France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. Le reste du cortège a pu reprendre sa marche vers Jean-Macé.

La préfecture du Rhône a décrit la scène sur X.

« Dès le départ de la manifestation à la manufacture des tabacs, plusieurs centaines de black blocs se sont agrégés à la tête du cortège. Très vite, ils s’en sont pris aux forces de l’ordre à travers des tirs de mortiers » — Préfet du Rhône (@prefetrhone), 12 h 27.

Universités : 60 établissements d’enseignement supérieur sur 184 sont « perturbés », soit un tiers, contre 51 mardi, selon le ministère de l’Enseignement supérieur ; l’Union étudiante affirme que 90 % des universités sont « mobilisées » (bloquées, fermées ou avec levée d’assiduité), rapporte franceinfo.

Ailleurs : à Douai, la CGT compte 1 000 à 1 100 manifestants, « 300 de plus » que le 17 octobre, selon franceinfo. À Paris, plus d’une centaine de personnes étaient déjà réunies place de la République deux heures avant le départ, d’après franceinfo. À Tournefeuille, la préfecture de la Haute-Garonne confirme que l’incendie du lycée, déclenché vers 7 h 45, n’a fait « aucun blessé ».

12h10 – Éducation : 15,81 % d’enseignants grévistes selon le ministère ; Grenoble obtient la levée de l’interdiction

Enseignants : le ministère de l’Éducation nationale annonce dans un communiqué 15,81 % d’enseignants en grève ce jeudi, dont 19,14 % dans le premier degré (maternelles et élémentaires) et 13,53 % dans le second degré (collèges et lycées), rapportent RTL et Ouest-France. Le SNES-FSU revendique de son côté 52 % de grévistes parmi les personnels des collèges et lycées. La veille, le ministère prévoyait 17,54 % de grévistes dans le premier degré public.

BFMTV a relayé le chiffre du ministère.

« Près de 16 % des enseignants en grève aujourd’hui, selon le ministère de l’Éducation nationale » — BFMTV (@BFMTV), 12 h 00.

Grenoble : à 11 h 25, le tribunal administratif de Grenoble a suspendu l’arrêté préfectoral qui interdisait les rassemblements dans le centre-ville ; les cortèges peuvent suivre le parcours déclaré jusqu’à la place de Verdun, devant la préfecture, selon France 3 Auvergne-Rhône-Alpes et actu Grenoble. La décision sur l’interdiction à Annecy est encore attendue.

Lyon : des artisans et petits patrons dénoncent les manifestations (« Allez bosser »), rapporte Europe 1. À Marseille, Manuel Bompard (LFI) estime que « tout le monde n’a pas le luxe d’avoir six mois à attendre », d’après franceinfo.

11h40 – Toulouse : la justice valide le parcours de la préfecture ; Nantes et Grenoble défilent

Toulouse : le tribunal administratif a validé l’itinéraire alternatif imposé par le préfet. Le seul départ autorisé est fixé à 14 h aux Arènes (place Émile-Male), pour une boucle par l’avenue de Muret et Saint-Cyprien. Les huit syndicats (CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires) maintiennent pourtant leur appel à se rassembler à 14 h place Saint-Cyprien pour marcher vers le centre-ville, au risque de sanctions, rapporte La Dépêche du Midi.

La préfecture d’Occitanie et de la Haute-Garonne l’a annoncé sur X.

« L’itinéraire alternatif, proposé par le préfet pour la mobilisation prévue ce jeudi 5 novembre, est validé par une décision de justice et reste le seul applicable » — Préfet d’Occitanie et de la Haute-Garonne (@PrefetOccitanie), 10 h 11.

Grenoble : la manifestation intersyndicale s’est élancée peu après 11 h depuis l’arrêt de tram Alsace-Lorraine, alors que la décision du tribunal administratif sur l’interdiction du centre-ville était toujours attendue, selon France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

Nantes et Lyon : « un cortège fourni s’élance à Nantes », signale BFMTV (11 h 38) ; à Lyon, plus de 25 000 personnes sont attendues, selon BFMTV.

Bordeaux : départ à 12 h 30 de la place de la République vers la place de la Victoire ; la préfecture de la Gironde interdit les autres rassemblements dans un périmètre du centre-ville et a autorisé l’usage de drones, d’après actu Bordeaux.

Paris : les forces de l’ordre interviennent rue de Rivoli, d’après BFMTV (11 h 28). Depuis le cortège de Marseille, le coordinateur de LFI Manuel Bompard demande au gouvernement de renoncer notamment au gel du point d’indice des fonctionnaires et des APL, rapporte franceinfo.

11h10 – Lycées : 81 bloqués selon le ministère, 1 000 « à l’arrêt » selon l’USL ; un lycée incendié près de Toulouse

Blocages : à 10 h, 2,2 % des lycées étaient bloqués, soit 81 établissements sur 3 700, et « aucune situation de blocage n’est relevée dans 84 % des départements », indique le ministère de l’Éducation nationale, cité par franceinfo. L’Union syndicale lycéenne (USL) revendique de son côté « plus de 1 000 lycées à l’arrêt », en comptant les établissements bloqués par les élèves, ceux fermés administrativement et ceux « bloqués » par la police. Mercredi, le ministère recensait 19 lycées bloqués, d’après franceinfo. Le SNES-FSU, premier syndicat du second degré, revendique 52 % de grévistes dans les collèges et lycées (professeurs, CPE, psychologues, AESH et assistants d’éducation compris).

Tournefeuille (Haute-Garonne) : des individus cagoulés ont tiré des mortiers d’artifice sur le lycée Marie-Louise-Dissard-Françoise et mis le feu à la vie scolaire ; les élèves ont été évacués et l’établissement restera fermé toute la journée, rapporte France 3 Occitanie. À 10 h 20, la préfecture de la Haute-Garonne a indiqué que « le feu est désormais circonscrit » et qu’aucun blessé n’est à déplorer, selon La Dépêche du Midi, dont une enseignante décrit « une vraie scène de guérilla ». Ce lycée avait déjà connu des violences début octobre.

BFMTV a diffusé les images de l’incendie.

« Haute-Garonne : un conteneur a brûlé au lycée Françoise, à Tournefeuille, et a propagé les flammes à l’intérieur du bâtiment » — BFMTV (@BFMTV), 10 h 54.

Paris : avant le cortège de 14 h, les policiers enlèvent des poubelles rue de Rivoli, signale BFMTV (11 h 07).

Grenoble : les syndicats ont déposé un référé-liberté contre l’arrêté de la préfète de l’Isère qui interdit les rassemblements dans le centre-ville ; l’audience a commencé à 9 h 30 et le cortège doit partir à 11 h d’Alsace-Lorraine vers la préfecture, selon France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. Le tribunal administratif doit aussi trancher sur l’interdiction de rassemblement devant la préfecture d’Annecy.

10h30 – Lyon et Marseille : départ des cortèges, Sophie Binet promet de « continuer »

Lyon : le cortège intersyndical part à 10 h 30 de la Manufacture des Tabacs et doit rejoindre la place Jean-Macé par le cours Gambetta, le quai Claude-Bernard et l’avenue Berthelot, la place Bellecour restant interdite ; 20 000 à 30 000 manifestants sont attendus, selon Lyon Capitale. Le SNUDI-FO annonce plusieurs écoles fermées à Lyon, Villeurbanne, Vénissieux et Vaulx-en-Velin.

Marseille : départ à 10 h 30 des Réformés vers la place Castellane par le boulevard Baille et le cours Lieutaud ; les territoriaux FO partent dès 10 h du boulevard d’Athènes, d’après La Provence. Le cortège sera accompagné par des centaines de musiciens de l’Orchestre du Nouveau Monde, note France 3 Provence-Alpes.

CGT : « La grève c’est payant et c’est rentable. Sans réponse aux revendications, nous continuerons », a déclaré Sophie Binet sur LCI, rapporte Ouest-France.

10h08 – Paris : à République, des commerçants se barricadent

À quelques heures du départ du cortège parisien (14 h, République–Nation), franceinfo montre des commerces qui se protègent place de la République.

« À République, les commerçants se barricadent à quelques heures du rassemblement » — franceinfo (@franceinfo), 10 h 08.

Côté lycées, la mobilisation continue en régions : une centaine d’élèves devant le lycée Montaigne à Bordeaux et des blocus poursuivis à Sciences Po Toulouse, selon BFMTV. À Paris, le blocus du lycée Hélène-Boucher (20e) a été levé par les forces de l’ordre dans la matinée, d’après franceinfo.

9h48 – Préfecture de police : contrôles dans les gares, une interpellation à Châtelet

La préfecture de police de Paris indique que ses policiers contrôlent les gares parisiennes et de petite couronne depuis le début de la journée.

« À #Châtelet, les contrôles ont notamment permis de découvrir plusieurs matériels dangereux et de procéder à une interpellation » — Préfecture de police (@prefpolice), 9 h 48.

10h07 – Point transports, écoles et cortèges

SNCF : trafic TGV « légèrement perturbé », avec au moins neuf trains sur dix en circulation (soit environ un TGV sur dix supprimé) ; Intercités et TER « perturbés », voire « fortement perturbés » en Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Occitanie et Hauts-de-France, avec des effets possibles jusqu’à vendredi matin, selon SNCF Connect et l’AFP reprise par France 24. Les billets TGV et Intercités supprimés sont échangeables ou remboursables sans frais.

Île-de-France : métro, bus et tram RATP en trafic normal, hors fermetures de stations ; RER A normal ; RER D à 1 train sur 3 ; RER C et lignes H, N, U à 1 sur 2 ; RER B à 1 sur 2 au nord et 2 sur 3 au sud, d’après Bonjour RATP et Transilien (mise à jour jeudi 5 novembre à 7 h 04).

Écoles : 17,54 % de grévistes prévus dans le premier degré public selon le ministère, rapporte franceinfo ; près de 80 écoles fermées à Paris selon le Snuipp-FSU, cité par actu Paris.

Paris : cortège République–Nation de 14 h à 19 h ; le parcours Bastille–Concorde a été interdit, et le tribunal administratif a rejeté le recours des syndicats mercredi soir (franceinfo).

9h53 – Marylise Léon (CFDT) : +100 € net sur le Smic, « ça ne peut pas attendre six mois »

La secrétaire générale de la CFDT, invitée ce matin, réclame une hausse immédiate de 100 euros nets du Smic, et pas seulement un « coup de pouce », rapporte BFMTV.

« Ça ne peut pas attendre six mois » : Marylise Léon (CFDT) demande immédiatement une augmentation de 100 euros du Smic — BFMTV, 9 h 53.

9h50 – La CGT annonce « 260 manifestations » et appelle à ne pas céder à « la stratégie de la peur »

Le Parisien relaie l’appel de la CGT, qui compte 260 manifestations dans le pays pour cette journée.

« Ne cédez pas à la stratégie de la peur », appelle la CGT, qui annonce « 260 manifestations » en France — Le Parisien, 9 h 50.

9h38 – Lyon : les quatre lignes de métro TCL à l’arrêt

Contrairement aux prévisions de la veille, aucun métro ni funiculaire ne circule jeudi sur le réseau TCL (lignes A, B, C, D et funiculaires F1-F2), selon Lyon Capitale. Les tramways T2, T5, T6 et T7 restent normaux ; T1, T3 et T4 sont ralentis. Sept lignes de bus sont supprimées. Le cortège lyonnais part vers 10 h 30 de la Manufacture des Tabacs ; l’arrivée place Bellecour a été refusée par la préfecture.

9h36 – Ministère de l’Intérieur : dispositif de sécurité pour le 5 novembre

Le compte officiel du ministère rappelle le dispositif mis en place pour la journée de mobilisation.

« Un important dispositif de sécurité est mis en place pour que la journée de mobilisation du #5Novembre se déroule en sécurité » — Ministère de l’Intérieur (@Interieur_Gouv), 9 h 36.

9h18 – La CFDT accuse la préfecture d’« isoler les cortèges » à Paris

Sur BFMTV, la CFDT critique le parcours imposé entre République et Nation.

Mobilisation à Paris : la CFDT accuse la préfecture d’« isoler les cortèges » — BFMTV, 9 h 18.

9h10 – Paris : près de 80 écoles fermées, un lycée sur trois perturbé

Selon le Snuipp-FSU, cité par actu Paris, près de 80 écoles sont fermées à Paris ; en Seine-Saint-Denis, les prévisions atteignent jusqu’à 75 % dans certains secteurs. BFMTV estime qu’à Paris un lycée sur trois est perturbé depuis le début de la matinée. Des blocus lycéens sont signalés (Charlemagne, Sophie-Germain, Hélène-Boucher, Victor-Hugo…).

8h25 – RATP : stations fermées dès 11 h sur ordre de la préfecture

Bonjour RATP (mise à jour mercredi 20 h) liste les stations fermées dès 11 h à la demande de la préfecture de police, dont Concorde, Madeleine, Charles de Gaulle–Étoile, Invalides, Odéon, Oberkampf, Voltaire, Tuileries, Assemblée nationale… Les trains ne marquent pas l’arrêt ; la réouverture dépend de la préfecture. Le trafic métro, bus et tram reste par ailleurs annoncé normal.

7h15 – Dispositif et affluence attendue

Laurent Nuñez a annoncé 70 000 policiers et gendarmes mobilisés, avec une réponse « d’une extrême fermeté » en cas de débordements. Le renseignement territorial attend 500 000 à 700 000 manifestants hors agglomération parisienne, et 40 000 à 80 000 à Paris, selon franceinfo. La carte CGT compte plus de 250 actions ; le Parisien relaie le chiffre de 260 manifestations.

Ce jeudi 5 novembre : ce qui est perturbé

Trains SNCF (TGV, Intercités, TER)

  • TGV INOUI, OUIGO et Intercités : trafic légèrement perturbé, au moins 9 trains sur 10 (SNCF Connect).
  • TER fortement perturbés : Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Occitanie, Hauts-de-France ; en PACA, fortement perturbé sur Les Arcs–Draguignan, Grasse–Vintimille et Nice–Breil-Tende.
  • TER perturbés : Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Normandie, Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire, Grand Est.
  • Des adaptations peuvent rester vendredi matin, notamment dans les Hauts-de-France.

Île-de-France : RER et Transilien

  • RER A : normal. RER B : 1/2 au nord, 2/3 au sud, pas de changement à Gare du Nord. RER C : 1/2. RER D : 1/3. RER E : 2/3.
  • Transilien : H, N, U 1/2 ; J, L 2/3 ; K et V normales ; P normale sauf Meaux–La Ferté-Milon (2/3) ; R 1/2 sur plusieurs branches aux heures de pointe (Transilien).

Autres réseaux urbains

  • Marseille (RTM) : métro légèrement perturbé ; tramways à environ 70 % ; bus à environ 50 %, selon actu Marseille.
  • Lyon (TCL) : métros et funiculaires à l’arrêt ; tramways majoritairement maintenus (Lyon Capitale).
  • Toulouse (Tisséo) : réseau très perturbé ; tram T1 interrompu sur une partie du parcours ; plusieurs bus déviés ou suspendus à partir de 13 h (Tisséo).
  • Bordeaux (TBM) : fréquences réduites sur tram et bus ; rassemblement place de la République à 12 h 30 (Bordeaux Métropole).
  • Lille (Ilévia) : métro ralenti (ligne 1 toutes les 2 min 30, ligne 2 toutes les 3 min) ; tram et bus normaux hors déviations de cortège (La Voix du Nord).
  • Nantes (Naolib) : interruptions sur tram 1-2-3 et plusieurs bus entre 10 h et 14 h 30 autour du cortège (Nantes Métropole).
  • Strasbourg (CTS) : trams A–D toutes les 10 min, E–F toutes les 12 à 13 min ; bus 15 supprimé, autres fréquences adaptées (CTS).

Aérien

La DGAC n’a pas demandé de réduction de programme aux compagnies pour Roissy et Orly, a-t-elle indiqué à TourMaG. Des retards restent possibles aux comptoirs et contrôles de sûreté. L’accès à Roissy peut être compliqué par le RER B (1 train sur 2 au nord).

Écoles, hôpitaux, La Poste, énergie, fonction publique

  • Écoles : 17,54 % de grévistes prévus dans le primaire public (ministère) ; service d’accueil variable selon les mairies.
  • Hôpitaux : appels CGT et FO ; service minimum maintenu, consultations parfois reportées.
  • La Poste : préavis CGT FAPT à partir du 5 novembre ; impact bureau par bureau à vérifier sur le site de La Poste.
  • Énergie / raffineries : appels FO Énergie (IEG) et CGT TotalEnergies ; pas de chiffre national de production publié ce matin.
  • Fonction publique : préavis CFDT Fonctions publiques sur les trois versants.
  • Retenue sur salaire : dans le privé, proportionnelle aux heures non travaillées ; dans la fonction publique d’État, 1/30e par jour même pour une grève plus courte (Service-Public privé, fonction publique).

Manifestations : horaires dans les grandes villes

  • Paris : 14 h–19 h, République → Nation via boulevard Voltaire.
  • Marseille : 10 h 30 aux Réformés (parcours syndical vers Castellane).
  • Lyon : 10 h 30, Manufacture des Tabacs (pas de Bellecour).
  • Nantes : 10 h, Miroir d’eau.
  • Bordeaux : 12 h 30 place de la République, départ 13 h.
  • Toulouse : 14 h, place Saint-Cyprien (parcours contesté ; justice a rejeté le recours ce matin, selon franceinfo).
  • Lille : 14 h 30, porte de Paris.
  • Strasbourg : 14 h, place de la République.
  • Rennes : 13 h, place de Bretagne.

Sources parcours : L’Internaute, Ouest-France, CGT.

À suivre à la vague de 19 h : bilans de participation du ministère de l’Intérieur et des syndicats, dans ce même article.

Mise à jour du 4 novembre (soir) : les prévisions de trafic pour jeudi

La SNCF a publié mercredi ses prévisions pour la grève du jeudi 5 novembre : le trafic TGV sera « légèrement perturbé », avec environ un TGV sur dix supprimé, et les TER et Intercités seront perturbés, selon BFMTV avec l’AFP et TourMaG. Les billets de TGV et d’Intercités supprimés peuvent être échangés ou remboursés sans frais.

Jeudi 5 novembre : à quoi s’attendre

  • RER (selon TF1info) : RER A normal ; RER B 1 train sur 2 au nord et 2 sur 3 au sud, sans changement à Gare du Nord ; RER C 1 sur 2 ; RER D 1 sur 3 (Corbeil-Melun via Ris uniquement aux heures de pointe) ; RER E 2 sur 3.
  • Transilien : lignes H, N, R et U 1 train sur 2 (branches de la R aux heures de pointe seulement) ; J et L 2 sur 3 ; K et V normales ; P normale sauf Meaux-La Ferté-Milon (2 sur 3).
  • RATP : métro, bus et tramways normaux selon les prévisions.
  • Écoles : le ministère prévoit 17,54 % de grévistes dans le primaire public ; le Snuipp annonce 80 écoles déjà fermées à Paris, selon BFMTV.
  • Avion : la DGAC indique à TourMaG ne pas avoir demandé aux compagnies de réduire leurs vols.
  • Ports : les dockers sont appelés à la grève dans tous les ports ; à Calais, des perturbations sont annoncées entre 11 h et 15 h.
  • Marseille : la RTM prévoit 70 % des trams et 50 % des bus.

À Paris, la préfecture de police a interdit le parcours Bastille-Concorde voulu par l’intersyndicale et propose un itinéraire entre République et Nation par le boulevard Voltaire, de 14 h à 19 h, rapporte franceinfo. Partout en France, la CGT recense 244 rassemblements et manifestations, selon 20 Minutes. Les personnels de la Sécurité sociale sont aussi appelés à la grève par leur intersyndicale.

Mise à jour du 4 novembre (matin) : la SNCF annonce une prime de 400 euros, la grève reste maintenue

À deux jours de la grève, la direction de la SNCF a annoncé mardi 3 novembre une prime de partage de la valeur de 400 euros, versée fin novembre à environ 140 000 salariés, ainsi qu’une hausse de 2 % des indemnités de nuit, de dimanche et de jours fériés et de 5 % des allocations kilométriques depuis le 1er novembre. Les syndicats, qui réclament une hausse générale des salaires, jugent ces mesures insuffisantes et maintiennent leur appel pour jeudi, selon RTL et actu.fr. L’Unsa ferroviaire demande 2,6 % d’augmentation, Sud Rail 400 euros de plus par mois, d’après BFMTV.

La grève du 5 novembre 2026 s’annonce comme le prochain grand rendez-vous de la contestation sociale. L’intersyndicale réunissant la CFDT, la CGT, FO, l’Unsa et la FSU appelle « l’ensemble des salariés du public comme du privé, des jeunes et des retraités » à faire grève et à manifester le jeudi 5 novembre, « pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie ». Transports, écoles, hôpitaux, fonction publique, La Poste : voici les secteurs déjà mobilisés.

Pourquoi une grève le 5 novembre

Cette journée intervient après la grève dans la fonction publique du 29 septembre et les manifestations des 17 et 24 octobre contre la vie chère. Samedi, 410 000 personnes selon le ministère de l’Intérieur, 800 000 selon la CGT, ont défilé en France. « La grève doit prendre le relais », a lancé la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, le 21 octobre à la sortie de Matignon, tandis que son homologue de la CFDT, Marylise Léon, désignait le 5 novembre comme « le rendez-vous de mobilisation ».

Les syndicats réclament notamment l’ouverture immédiate de négociations salariales, l’égalité salariale entre femmes et hommes, la hausse des pensions, du point d’indice des fonctionnaires, du Smic et des aides sociales, davantage de moyens pour les services publics et une fiscalité accrue sur les patrimoines, les héritages et les dividendes.

Les secteurs mobilisés

  • Transports (SNCF) : les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT-Cheminots, Unsa-Ferroviaire, Sud-Rail, CFDT-Cheminots) appellent ensemble les agents à faire grève et à manifester.
  • Éducation : le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, appelle à une « grève massive et généralisée » ; la FSU-SNUipp, premier syndicat du primaire, a rallié l’appel. Fait inédit selon eux, l’ensemble des syndicats de l’enseignement privé sous contrat (Fep-CFDT, SNEPL-CFTC, SNPEFP-CGT, Synep CFE-CGC) appelle aussi à la grève. Le privé sous contrat scolarise environ 17 % des élèves, soit plus de deux millions d’enfants.
  • Santé : la fédération CGT Santé et Action sociale et la CFTC Santé Sociaux appellent les hôpitaux et établissements sanitaires et médico-sociaux, publics et privés, à rejoindre le mouvement. Un service minimum doit y être assuré.
  • Fonction publique : la CFDT Fonctions publiques a déposé un préavis couvrant l’État, les collectivités territoriales et l’hôpital ; l’UFSE-CGT appelle aussi les agents à se mobiliser.
  • Poste et télécoms : la FAPT-CGT appelle les salariés de La Poste, Orange, SFR ou Chronopost à la grève.

Comment les prévisions ont été connues

Les cheminots et les professeurs des écoles ont dû déclarer leur intention de faire grève au moins 48 heures à l’avance. Les prévisions de trafic SNCF et les fermetures d’écoles ont donc été publiées à partir du mardi 3 novembre. Dans le second degré, aucune déclaration préalable n’est exigée.

Un appel à manifester des « gilets jaunes » a eu lieu le samedi 31 octobre. Plusieurs changements sont aussi entrés en vigueur début novembre, détaillés dans notre article sur ce qui change au 1er novembre 2026.

Sources : Le Figaro ; communiqué de l’intersyndicale CFDT, CGT, FO, Unsa, FSU ; communiqués syndicaux cités.

Photo d’illustration : Czenon1 / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.

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