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Pompes funèbres : près de la moitié en faute selon la DGCCRF, vos recours

Un corbillard stationné, véhicule funéraire utilisé par les pompes funèbres
Photo : Julien Massa / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0

Pompes funèbres : près de la moitié des professionnels contrôlés par la DGCCRF en 2024 et 2025 présentaient au moins une anomalie, selon le bilan publié mardi 27 octobre par la répression des fraudes. Plus de 550 entreprises ont été contrôlées, soit environ 10 % des opérateurs du secteur. Prix absents, devis remis trop tard, prestations facturées sans avoir été demandées : voici ce qui a été relevé et comment se protéger.

Le bilan en chiffres (DGCCRF)

  • Plus de 550 professionnels contrôlés en 2024-2025
  • 250 injonctions de mise en conformité
  • 47 amendes administratives, pour environ 130 000 euros au total
  • 9 procès-verbaux pénaux transmis à la justice
  • Plus de 150 avertissements

À retenir : le démarchage est interdit, le devis est gratuit et doit être remis avant toute prestation.

Les pratiques relevées

  • Information absente : pas de documentation générale ou pas de prix affichés pour certains produits et services.
  • Devis type mal utilisé : le modèle de devis normalisé en vigueur depuis 2025 était parfois détourné, avec des prestations facultatives présentées comme obligatoires, ou sans la mention de l’Agira, l’organisme qui permet de retrouver un contrat obsèques.
  • Devis remis trop tard : certaines familles le recevaient après le début des premières prestations.
  • Allégations trompeuses : des cercueils présentés comme « fabriqués en France » sans justification.
  • Clauses abusives : modification unilatérale des prix, pénalités de retard forfaitaires.
  • Facturations indues : prestations non demandées, comme des frais de désinfection liés au Covid, doubles facturations, frais kilométriques gonflés calculés depuis le siège plutôt que depuis l’agence. Un professionnel a été sanctionné d’une amende de 5 000 euros et a dû indemniser ses clients, selon la DGCCRF citée par BFMTV.
  • Conditions imposées : la présentation du défunt aux proches subordonnée à des soins de conservation.

Comment se protéger

Dans l’urgence d’un décès, les familles ont tendance à signer vite. La DGCCRF conseille de prendre le temps de comparer les offres : la liste des opérateurs habilités est disponible dans les mairies et les établissements de santé. Toute sollicitation spontanée doit être refusée, car le démarchage en matière funéraire est interdit. Vous pouvez exiger une documentation détaillant les prestations obligatoires et leurs prix, puis un devis écrit et gratuit, établi sur le modèle normalisé, avant que quoi que ce soit ne soit engagé. Vérifiez sur ce devis ce qui est obligatoire et ce qui est optionnel.

En cas de litige, adressez d’abord une réclamation écrite à l’entreprise, puis saisissez le médiateur de la consommation dont elle dépend (le professionnel doit vous communiquer ses coordonnées). Vous pouvez aussi signaler une pratique sur SignalConso, le service officiel de la DGCCRF.

Ce qu’Ouelen a vérifié

Les chiffres du bilan, la liste des anomalies et les conseils proviennent directement de la page publiée par la DGCCRF le 27 octobre, que nous avons consultée. Le cas de l’amende de 5 000 euros est rapporté par BFMTV d’après la DGCCRF. Le bilan ne cite aucune entreprise : il ne permet pas de dire qu’une enseigne précise est en cause, et la moitié des professionnels contrôlés n’a présenté aucune anomalie.

Sources : DGCCRF, Pompes funèbres : anomalies et pratiques trompeuses sanctionnées, 27 octobre 2026, BFMTV.

Photo d’illustration : Julien Massa / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.