L’enquête sur les tirs survenus le lundi 12 octobre devant le collège Lakanal d’Aubagne (Bouches-du-Rhône) franchit une nouvelle étape. Un deuxième mineur, un collégien de 13 ans originaire du nord de la France, a été mis en examen vendredi 16 octobre 2026 pour « complicité de tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes », selon une source judiciaire citée par France Télévisions.
Contrôle judiciaire et centre éducatif fermé
L’adolescent a été placé sous contrôle judiciaire, avec notamment l’obligation d’intégrer un centre éducatif fermé. Plusieurs médias, dont franceinfo, avaient d’abord annoncé un placement en détention provisoire, avant de rectifier cette information. Il avait été interpellé mercredi par la Sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire.
Selon une source proche du dossier, il est soupçonné d’avoir été en lien avec le tireur présumé par l’intermédiaire du réseau social TikTok. Les enquêteurs s’intéressent aussi à sa possible appartenance à la mouvance dite TCC (« True Crime Community »), une communauté en ligne née en Amérique du Nord et fascinée par les tueries de masse. L’information judiciaire devra déterminer s’il a joué un rôle dans la préparation de l’attaque et, le cas échéant, lequel.
Le principal suspect, 14 ans, en détention
Le principal suspect, un élève de 14 ans de l’établissement, a été mis en examen et placé en détention provisoire mercredi soir. Le 12 octobre, vers 9 h 20, il s’était présenté au collège « intégralement vêtu de noir et ganté », selon le Parquet national antiterroriste (Pnat), avec une arme à feu dissimulée dans un étui à guitare. Les tirs ont visé le principal de l’établissement et une enseignante. L’attaque a pris fin grâce à l’intervention du conseiller principal d’éducation, qui est parvenu à le « désarmer », a souligné le Pnat.
Des rumeurs qui prolifèrent en ligne
Comme souvent dans ce type d’affaire, de fausses informations sur l’identité et les motivations du suspect circulent depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, a relevé France 24. Seules les informations communiquées par le Pnat et les sources judiciaires sont à ce stade établies ; l’enquête, confiée à la justice antiterroriste, se poursuit.
L’affaire intervient alors que la question de la radicalisation en ligne de très jeunes adolescents mobilise de plus en plus les services antiterroristes. Vendredi, un jeune de 16 ans a ainsi été interpellé à Caen pour apologie du terrorisme après la publication sur Snapchat de vidéos tournées devant deux lycées, selon Radio France.
Sources : franceinfo / France Télévisions (source judiciaire), Parquet national antiterroriste, France 24, Radio France.
