L’enquête sur l’attentat de Trappes s’est élargie au cercle familial du suspect. Selon RTL et CNews, la garde à vue du tireur présumé, un homme de 39 ans domicilié à Plaisir (Yvelines), a été prolongée samedi 24 octobre au matin, et quatre personnes de son entourage, dont ses parents, étaient elles aussi en garde à vue ce week-end. Ce dimanche 25 octobre 2026, la fillette de 12 ans blessée vendredi restait hospitalisée en « urgence absolue ». Pour le récit des premières heures, voir notre article sur la fusillade de Trappes et La Verrière et notre point de samedi sur l’enquête. Voici ce qui est nouveau.
Ce que les enquêteurs ont trouvé chez le suspect
D’après les éléments rapportés par RTL et repris par l’AFP, la perquisition de l’appartement du suspect a permis de découvrir plusieurs ouvrages, parmi lesquels un exemplaire de Mein Kampf, une Bible et un Coran. Les enquêteurs du parquet national antiterroriste (Pnat) cherchent à comprendre ce que ces lectures disent, ou non, de son parcours et de ses motivations. À ce stade, aucune conclusion n’a été rendue publique sur ce point.
Le suspect avait été interpellé vendredi à Coignières avec un pistolet-mitrailleur de type Sten, une arme britannique de la Seconde Guerre mondiale. Des analyses toxicologiques ont été demandées : leurs résultats n’étaient pas connus samedi soir. La garde à vue en matière terroriste peut durer jusqu’à 96 heures, ce qui laisse aux enquêteurs jusqu’à lundi pour décider d’éventuelles poursuites.
Pourquoi l’entourage est-il entendu ?
Placer des proches en garde à vue est fréquent dans les enquêtes antiterroristes : il s’agit de vérifier si quelqu’un était au courant du projet, a aidé à se procurer l’arme ou a fourni un soutien. Une garde à vue ne signifie pas une mise en cause. Les quatre personnes, comme le suspect lui-même, n’ont été ni mises en examen ni jugées et restent présumées innocentes. Le Pnat n’avait pas communiqué de nouvel élément officiel samedi soir.
La question de la surveillance du tireur
L’avocat de la famille de l’homme tué vendredi, Me Yassine Bouzrou, a interpellé publiquement les autorités. Selon CNews, il demande si le tireur présumé faisait l’objet d’une surveillance et si des signaux avaient été ignorés. L’homme était connu de la justice pour des faits de droit commun, avec quatre condamnations réhabilitées, mais pas des services de renseignement, d’après les informations publiées jusqu’ici.
Cette interrogation devrait peser dans les prochains jours. Elle rejoint un débat ancien : comment repérer des profils isolés qui ne sont pas fichés pour radicalisation et qui se procurent des armes anciennes en dehors des circuits légaux ? Le gouvernement n’a pas encore répondu sur ce point précis.
Les victimes
Le bilan reste d’un mort et cinq blessés. Par respect pour les familles, ouelen ne publie ni les noms ni les photos des victimes. La fillette de 12 ans, touchée alors qu’elle se trouvait dans une voiture avec sa mère, était toujours en urgence absolue samedi, selon RTL. Une cellule d’aide psychologique reste ouverte à Trappes et La Verrière pour les témoins et les habitants.
Ce qui va se passer maintenant
À l’issue des gardes à vue, le Pnat pourra ouvrir une information judiciaire et présenter le suspect à un juge d’instruction. Dans ce type de dossier, le procureur antiterroriste fait généralement le point devant la presse à ce stade. Nous mettrons cet article à jour dès que de nouveaux éléments officiels seront communiqués.
Sources : RTL, CNews, RTL.be (AFP).
