Un manifestant de 20 ans a été gravement blessé à la main samedi 24 octobre à Toulouse, lors des rassemblements organisés dans toute la France contre le Rassemblement national, selon 20 Minutes et Sud Ouest, qui citent l’AFP. Une enquête judiciaire a été ouverte. Ce dimanche 25 octobre 2026, d’autres blessures sont signalées à Poitiers et Clermont-Ferrand. Pour les chiffres nationaux de la journée, voir notre article sur le bilan des manifestations du 24 octobre, et pour le contexte, notre récit de la marche d’Orléans.
Que s’est-il passé à Toulouse ?
Selon la préfecture de Haute-Garonne, citée par Sud Ouest, 26 500 personnes ont défilé à Toulouse, quand la CGT en revendique 80 000. En marge du cortège, la préfecture évoque environ 1 300 personnes « hostiles » et des affrontements avec les forces de l’ordre. Le bilan fait état de 30 interpellations, dont 27 suivies d’une garde à vue.
C’est dans ce contexte qu’un jeune homme de 20 ans a été grièvement blessé. Un secouriste bénévole présent sur place, cité par 20 Minutes, affirme que plusieurs doigts ont été arrachés par une explosion. L’origine de cette explosion n’est pas établie à ce stade : c’est précisément l’objet de l’enquête ouverte par le parquet, qui devra déterminer s’il s’agit d’un engin lancé par des manifestants, d’une grenade des forces de l’ordre ou d’un autre objet. Aucune hypothèse ne doit être tenue pour acquise avant ses conclusions.
Après ces violences, un couvre-feu de minuit à 5 heures a été instauré dans une partie de la ville, selon les mêmes sources.
Poitiers et Clermont-Ferrand aussi
À Poitiers, un manifestant de 19 ans a été touché à l’œil gauche, d’après l’AFP reprise par 20 Minutes. À Clermont-Ferrand, une autre personne a été blessée à la main. Les circonstances précises de ces blessures n’ont pas été détaillées par les autorités samedi soir.
Pourquoi ces blessures relancent le débat
Les blessures graves aux mains et aux yeux ont déjà nourri de longues polémiques en France, notamment pendant le mouvement des gilets jaunes, autour de l’usage des grenades et des lanceurs de balles de défense. Le ministère de l’Intérieur n’avait pas communiqué samedi soir sur les armes utilisées à Toulouse. Les syndicats et collectifs à l’origine des cortèges réclament de leur côté des explications.
Ce bilan contraste avec la journée d’Orléans, où la marche s’était déroulée dans le calme. Il pèse aussi sur la suite du mouvement : plusieurs organisations parlent déjà de nouvelles dates, sans calendrier officiel à ce stade.
Les chiffres à retenir
- Toulouse : 26 500 manifestants selon la préfecture, 80 000 selon la CGT ; 30 interpellations, 27 gardes à vue.
- Un blessé grave à la main, 20 ans, enquête judiciaire ouverte.
- Poitiers : un manifestant de 19 ans touché à l’œil.
- Clermont-Ferrand : un blessé à la main.
Les personnes interpellées restent présumées innocentes tant qu’elles n’ont pas été jugées.
Sources : 20 Minutes, Sud Ouest (AFP).

















