Les dockers de la CGT appellent à une grève de 24 heures vendredi 30 octobre 2026 dans 24 ports français, dont Le Havre, Marseille-Fos, Dunkerque et Bordeaux, avec l’objectif affiché d’une activité « à l’arrêt à 95 % ». L’appel, lancé par la fédération nationale des ports et docks CGT, concerne environ 14 000 travailleurs portuaires, dont quelque 7 500 dockers, selon BFMTV.
Grève des dockers du 30 octobre : l’essentiel
- Quand : vendredi 30 octobre 2026, pendant 24 heures.
- Qui : la fédération CGT des ports et docks, qui revendique 95 % de représentativité chez les dockers de chargement et de déchargement et 87,5 % dans l’ensemble de la manutention portuaire.
- Les 24 ports cités : Ajaccio, Bastia, Bayonne, Bordeaux, Boulogne, Brest, Calais, Cherbourg, Dunkerque, Fos-sur-Mer, La Réunion, La Rochelle, Le Havre, Lorient, Marseille, Nice, Paris (Haropa), Port-Vendres, Roscoff, Rouen, Saint-Malo, Saint-Nazaire, Sète et Toulon.
- Pourquoi : contre « la guerre et la militarisation des ports », l’automatisation de la manutention et les orientations du budget du gouvernement Lecornu.
- Et après : les syndicats appellent aussi à la grève interprofessionnelle du jeudi 5 novembre.
Un mouvement européen
L’appel a d’abord été lancé à l’échelle européenne par l’European Dockworkers Council (EDC), puis relayé par des fédérations d’autres pays, notamment la Turquie et l’Inde, a expliqué à l’AFP Tony Hautbois, secrétaire général de la CGT des dockers, cité par Le Figaro. Des syndicats d’Espagne, de Grèce, d’Italie, d’Allemagne, du Portugal ou de Suède sont également appelés à se joindre à cette journée. En mai, des représentants de dockers de 35 ports européens avaient signé à Istanbul une déclaration refusant que les ports deviennent « un maillon » des chaînes de guerre.
À Fos-sur-Mer, le syndicat local annonce que conteneurs, quais d’ArcelorMittal, terminal minéralier et terminal voitures seront à l’arrêt, rapporte France 3 Provence-Alpes. Les ports de Bordeaux, Bayonne et La Rochelle sont aussi concernés, selon Sud Ouest.
Ce que ça change pour vous
La grève vise la manutention des marchandises : chargement et déchargement des conteneurs, vracs et voitures. Une journée d’arrêt peut retarder le déchargement de certains navires et donc l’arrivée de marchandises ; l’ampleur dépendra du nombre réel de grévistes. Pour un particulier qui attend un colis venu par la mer ou une voiture importée, un léger retard est possible, d’autant que la grève du 5 novembre peut s’y ajouter.
Pour les passagers, aucune des sources consultées n’annonce d’annulation de ferries ou de traversées vers la Corse, l’Angleterre ou l’Irlande. Si vous voyagez vendredi depuis Bastia, Ajaccio, Calais, Cherbourg, Roscoff ou Saint-Malo, le plus sûr est de vérifier directement auprès de votre compagnie maritime.
Ce qu’Ouelen a vérifié
La liste des 24 ports, les effectifs et les taux de représentativité figurent à l’identique chez BFMTV et Le Figaro, qui reprennent l’AFP et le communiqué de la CGT. Le chiffre de « 95 % » d’arrêt est un objectif annoncé par le syndicat, pas une mesure : le taux réel de grévistes ne sera connu que vendredi. Aucune organisation patronale ni aucun grand port n’avait publié de prévisions de trafic mardi après-midi.
Sources : BFMTV, Le Figaro, France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, Sud Ouest.
Photo d’illustration : Alexandre Prevot from Nancy, France / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.
