James Comey, ancien directeur du FBI, a été inculpé lundi 26 octobre aux États-Unis : le ministère de la Justice l’accuse d’avoir fait transmettre à un journaliste, en octobre 2016, des informations relevant de la défense nationale. Âgé de 65 ans, ce critique de Donald Trump se dit innocent. C’est la troisième procédure engagée contre lui en un peu plus d’un an. Comme toute personne poursuivie, il est présumé innocent tant qu’il n’a pas été jugé.
Ce qui est reproché, ce qui reste à prouver
- L’accusation : selon les documents judiciaires rendus publics lundi, il aurait demandé à une personne non identifiée de « divulguer des informations relevant de la défense nationale à un journaliste », alors qu’il dirigeait le FBI.
- La défense : son avocat Patrick Fitzgerald affirme que ces faits avaient déjà été examinés sous le premier mandat de Donald Trump, et qu’aucune poursuite n’avait alors été retenue.
- Pas encore connu : l’identité de l’intermédiaire et du journaliste, la nature précise des informations et la date d’une première comparution.
La réaction de James Comey
Dans une vidéo publiée sur la plateforme Substack, l’ancien patron du FBI a ironisé : « Ils sont de retour ». Il y dénonce un abus du ministère de la Justice, se dit « innocent » et assure croire toujours en l’indépendance de la justice fédérale, selon les propos rapportés par L’essentiel.
Une troisième procédure en treize mois
James Comey, limogé par Donald Trump en 2017, avait déjà été inculpé en septembre 2025 pour avoir menti sous serment devant le Congrès. Cette procédure a été annulée par une juge fédérale, qui a estimé illégale la nomination de la procureure à l’origine des poursuites. Il a de nouveau été poursuivi en avril 2026, accusé d’avoir menacé de mort le président dans une publication Instagram, depuis retirée, où des coquillages formaient les chiffres « 86 47 » sur le sable.
La nouvelle inculpation a été rendue publique quelques heures après une décision favorable à sa fille, Maurene Comey. Un juge de New York a estimé que cette ancienne procureure, qui avait travaillé sur le dossier Epstein, avait été licenciée illégalement par l’administration Trump, selon le HuffPost.
Ce que ça change
Pour les opposants de Donald Trump, ce dossier illustre l’usage de la justice contre ses adversaires, un reproche que la Maison-Blanche rejette. Pour l’accusation, il s’agit de protéger des informations classées. Une inculpation n’est pas une condamnation : la justice devra établir si des informations protégées ont bien été transmises, par qui, et sur instruction de James Comey. Le précédent de 2025, annulé pour un vice de procédure, montre aussi que ces dossiers peuvent tomber avant tout débat sur le fond.
Ce qu’Ouelen a vérifié
Les termes de l’accusation, l’âge de James Comey et la réaction de son avocat sont rapportés de façon concordante par L’essentiel (reprenant l’AFP), Le Figaro et Le Monde. Nous n’avons pas eu accès à l’acte d’inculpation lui-même : nous n’avançons donc aucun détail qui n’y serait pas cité par ces médias, ni le nom du tribunal saisi.
Sources : L’essentiel (AFP), Le Figaro, Le Monde, HuffPost.
Photo d’illustration : Federal Bureau of Investigation / Wikimedia Commons, licence Public domain.


















