La trêve à Olechky, ville du sud de l’Ukraine occupée par la Russie, est entrée en vigueur ce mardi 27 octobre à 1 heure GMT (2 heures à Paris) pour permettre une opération humanitaire : Kiev et Moscou ont confirmé la suspension des combats, mais ni sa durée ni son périmètre exact n’ont été précisés. Ce cessez-le-feu très localisé avait été annoncé vendredi par Melania Trump. Il ne concerne pas le reste du front : Kiev a encore été visée par des missiles balistiques dans la nuit.
Confirmé / pas confirmé
- Confirmé : le ministère russe de la Défense a annoncé sur Telegram l’arrêt des tirs « dans le secteur de Kherson » à 4 heures, heure de Moscou ; Kiev a aussi confirmé la suspension des combats (AFP, RTS).
- Pas vérifié : l’AFP n’a pas pu constater sur place l’arrêt effectif des hostilités.
- Pas clair : la durée. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a parlé d’au moins « quelques jours » pour l’évacuation.
- Pas clair : la zone. Moscou parle du « secteur de Kherson », Kiev d’une « zone délimitée » autour d’Olechky.
Une opération prévue en trois étapes
Selon les informations relayées par la radio-télévision suisse RTS, l’opération doit se dérouler en trois temps : le cessez-le-feu, la livraison de l’aide humanitaire, puis l’évacuation des habitants qui veulent partir. Melania Trump avait promis aux candidats au départ une assistance et un transport « vers la destination de leur choix ». Moscou dit vouloir mener une « reconnaissance technique » pour sécuriser un passage.
C’est précisément ce point qui inquiète Kiev. Le président Volodymyr Zelensky a accusé dimanche la Russie de vouloir déminer « de façon à ce que ces gens partent côté russe et restent là-bas », selon l’AFP.
Pourquoi Olechky
La ville se trouve sur la rive gauche du Dniepr, qui sert de ligne de front dans la région de Kherson, à moins de 10 kilomètres à vol d’oiseau de la capitale régionale, reprise par l’Ukraine en novembre 2022. Occupée depuis les premières semaines de l’invasion, elle a aussi été inondée en 2023 après la destruction du barrage de Kakhovka. Sa population est passée d’environ 24 000 habitants à quelque 2 000. Les routes sont minées et les véhicules visés par les drones des deux camps, ce qui a provoqué, selon d’anciens habitants interrogés par l’AFP, de graves pénuries de nourriture et de médicaments. Chaque camp accuse l’autre de bloquer l’aide.
Ailleurs, les frappes continuent
La trêve ne change rien ailleurs. À Kiev, une personne a été tuée lundi soir près d’un supermarché, puis une salve de missiles a touché au petit matin le pont Sud, endommageant des infrastructures du métro, selon le maire Vitali Klitschko cité par l’AFP et TF1 Info. Le Kremlin se dit ouvert à d’autres trêves humanitaires de ce type, mais écarte un cessez-le-feu général : les négociations à trois prévues en novembre entre Moscou, Kiev et Washington n’impliquent pas de pause des opérations militaires, selon Moscou.
Ce qu’Ouelen a vérifié
L’heure d’entrée en vigueur est donnée de la même façon par l’AFP, la RTS, Le Figaro et France 24. Les déclarations de Moscou viennent du communiqué du ministère russe de la Défense, cité par la RTS. Nous n’avons trouvé, à l’heure de la publication, aucune source indépendante confirmant l’arrivée d’un convoi humanitaire ou le début des évacuations. Nous mettrons cet article à jour dès que ce sera le cas.
Sources : AFP via Boursorama, RTS, Le Figaro, France 24, TF1 Info.
Photo d’illustration : Dmytro Petishkin / Wikimedia Commons, licence CC BY 4.0.


















