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Lamberet en redressement judiciaire : sept offres de reprise, 1 000 emplois en jeu

Un camion frigorifique (photo d’illustration)
Photo : Windmemories / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0

Lamberet, fabricant français de carrosseries frigorifiques en redressement judiciaire depuis le 2 juillet, a reçu sept offres de reprise, dont celles d’« acteurs industriels de premier plan », selon un communiqué de l’entreprise relayé par Ecomedia. Près de 1 000 emplois sont en jeu, entre le siège de Saint-Cyr-sur-Menthon (Ain), les usines de Saint-Eusèbe (Saône-et-Loire) et de Sarreguemines (Moselle), et la filiale allemande Kerstner.

Le dossier en bref

  • Procédure : redressement judiciaire ouvert le 2 juillet 2026 par le tribunal des activités économiques de Lyon, à la demande de l’entreprise.
  • Offres : sept projets de reprise déposés au 19 octobre.
  • Salariés : près de 1 000, dont 35 à Sarreguemines.
  • Actionnaire : le groupe chinois Avic, depuis 2015.
  • Activité : la production continue, carnet de commandes rempli jusqu’en mars 2027.

Une entreprise qui tourne, mais fragilisée

Lamberet conçoit des caisses frigorifiques de 1 à 100 m³, de l’utilitaire à la semi-remorque, utilisées pour transporter les produits frais et surgelés. L’entreprise se présente comme leader en France sur ce marché. En juillet, elle expliquait avoir demandé la protection du tribunal en raison du « contexte économique, aggravé par les impacts liés à la crise géopolitique », selon Transport Info. Les sites ont continué à produire et à livrer.

À Sarreguemines, 35 salariés fabriquent des pièces détachées, notamment des planchers et des faces avant de semi-remorques. Le directeur général, Stefano Chmielewski, qualifie le site de « lieu stratégique », rapporte Le Républicain Lorrain, mais son sort dépendra du projet retenu.

Ce qui va se passer

Les administrateurs judiciaires examinent maintenant les projets industriels et financiers, avant une décision du tribunal. La direction dit vouloir favoriser « la solution la plus solide » pour la marque, l’activité et l’emploi. Les noms des candidats et le nombre de postes que chacun propose de garder n’ont pas été rendus publics. La date de l’audience d’examen des offres n’a pas non plus été communiquée.

Ce n’est pas la première fois que Lamberet passe par le tribunal : fragilisée par la crise de 2008, l’entreprise avait déjà été reprise à la barre en avril 2009 par la holding Caravelle, avant son rachat par Avic.

Ce qu’Ouelen a vérifié

Le nombre d’offres, la date d’ouverture de la procédure et les effectifs sont concordants dans Ecomedia, Le Journal de Saône-et-Loire, Le Républicain Lorrain et Transport Info. Les identités des repreneurs ne sont pas confirmées.

Sources : Le Républicain Lorrain, Ecomedia, Le JSL, Transport Info.

Photo d’illustration : Windmemories / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.