Les prélèvements obligatoires ont représenté 46,0 % du PIB en France en 2025, le niveau le plus élevé des 27 pays de l’Union européenne, selon les données publiées ce mercredi 28 octobre par Eurostat. La France repasse ainsi devant le Danemark (45,1 %) et la Belgique (44,7 %), qui la devançaient en 2024.
Le classement 2025 (impôts et cotisations sociales, en % du PIB)
- France : 46,0 % (45,1 % en 2024)
- Danemark : 45,1 % (45,5 %)
- Belgique : 44,7 % (45,2 %)
- Autriche : 43,9 % ; Italie : 43,0 % ; Finlande : 42,5 %
- Allemagne : 41,4 % (40,3 %)
- Moyenne UE : 40,7 % ; zone euro : 41,3 %
- Taux les plus bas : Roumanie 29,3 %, Irlande 22,7 %
Pourquoi la France repasse en tête
Le mouvement vient des deux côtés. En France, le taux gagne 0,9 point en un an, alors qu’il recule au Danemark (-0,4 point) et en Belgique (-0,5 point), d’après la base de données d’Eurostat. Le Figaro relie la hausse française aux mesures fiscales du budget 2025, et Les Echos parlent d’un titre « repris » par la France. La tendance est d’ailleurs à la hausse dans une grande partie de l’Europe : la moyenne de l’UE passe de 40,2 % à 40,7 %, et l’Allemagne gagne plus d’un point.
Ce que ce chiffre mesure, et ce qu’il ne mesure pas
Le taux d’Eurostat additionne les impôts et les cotisations sociales, y compris les cotisations dites « imputées », perçus par les administrations publiques et les institutions européennes, rapportés au PIB. Il ne dit rien de la répartition entre ménages et entreprises, ni des services financés en retour. Un pays qui finance ses retraites ou sa santé par des cotisations publiques affiche mécaniquement un taux plus élevé qu’un pays où ces dépenses passent par des assurances privées. Cela explique en partie l’écart avec l’Irlande, dont le PIB est aussi gonflé par la présence de multinationales.
Ce qu’Ouelen a vérifié
Tous les chiffres du classement ont été relevés directement dans le jeu de données gov_10a_taxag d’Eurostat, actualisé par Eurostat le 28 octobre 2026 à 11 heures. Nous avons vérifié que la France était bien troisième en 2024, derrière le Danemark et la Belgique, comme l’indique Le Figaro. Les explications sur les causes de la hausse sont celles de la presse économique ; Eurostat ne les commente pas.
Sources : Eurostat, Le Figaro, Les Echos.
Photo d’illustration : Dinkum / Wikimedia Commons, licence CC0.


















