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Croissance aux États-Unis : +3,4 % au 3e trimestre, l’inflation à 3,6 % avant les midterms

La façade ouest du Capitole des États-Unis, à Washington (photo d'archives)
Photo : Beethoven / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0

La croissance aux États-Unis a accéléré à 3,4 % en rythme annualisé au troisième trimestre 2026, contre 2,2 % au deuxième, selon la première estimation publiée jeudi 29 octobre par le Bureau of Economic Analysis (BEA). Le même jour, l’indice des prix PCE, la mesure d’inflation suivie par la Réserve fédérale, a montré une hausse des prix de 3,6 % sur un an en septembre.

Les chiffres du jour

  • PIB, 3e trimestre : +3,4 % en rythme annualisé (2e trimestre : +2,2 %).
  • Inflation PCE, septembre : +3,6 % sur un an.
  • Moteurs : investissement des entreprises et consommation des ménages.
  • Prochain rendez-vous : élections de mi-mandat le mardi 3 novembre.

Ce qui est confirmé

  • Une économie robuste : la croissance est tirée par l’investissement et la consommation, selon Le Figaro, qui s’appuie sur les données du BEA.
  • Des prix qui accélèrent : la hausse des prix s’est accentuée en septembre, alors que les prix à la pompe ont fortement augmenté depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
  • La Fed attend : la veille, la banque centrale a laissé ses taux inchangés après les avoir relevés en septembre. Son président, Kevin Warsh, a assuré que l’échéance électorale n’avait joué aucun rôle. Nous détaillions cette décision dans notre article sur la Fed et la BCE.

Ce qui ne l’est pas encore

  • Le chiffre définitif : il s’agit d’une première estimation. Le BEA publiera deux révisions dans les mois qui viennent, et l’écart peut atteindre plusieurs dixièmes de point.
  • L’effet électoral : les sondages cités par la presse américaine donnent le Parti républicain en difficulté pour garder le contrôle du Congrès. Le poids de ces chiffres sur le vote de mardi reste une inconnue.

Ce que ça change pour vous

Attention à la comparaison : les États-Unis annoncent leur croissance « en rythme annualisé », c’est-à-dire en projetant sur un an la progression d’un seul trimestre. En France, l’Insee publie la variation d’un trimestre sur l’autre. Un +3,4 % américain correspond grosso modo à un peu plus de 0,8 % sur le trimestre, à mettre en regard des chiffres français. Pour votre portefeuille, une inflation qui résiste outre-Atlantique rend peu probable une baisse rapide des taux de la Fed, ce qui soutient le dollar. Un dollar fort renchérit le pétrole payé en euros, et donc le carburant, sujet que nous suivons dans notre article sur les prix à la pompe.

Ce qu’Ouelen a vérifié

Les deux chiffres (3,4 % et 3,6 %) sont ceux du BEA, repris à l’identique par Le Figaro. La conversion en rythme trimestriel est notre calcul approximatif (racine quatrième de 1,034) ; elle sert uniquement à rendre la comparaison possible.

Sources : Bureau of Economic Analysis, publications du jour, Le Figaro, croissance et inflation.

Photo d’illustration : Beethoven / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.

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