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Samedi 31 octobre : Nuñez craint des violences urbaines, Objectif Remigration interdit ce week-end

La préfecture de police de Paris, rue de Lutèce, sur l’île de la Cité
Photo : besopha / Wikimedia Commons, licence CC BY 2.0

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Manifestations du samedi 31 octobre : le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez prévient les préfets d’un risque de violences urbaines « très élevé » samedi soir, dans une lettre envoyée jeudi 29 octobre et consultée par franceinfo et BFMTV. Le même jour, le colloque et la manifestation prévus ce week-end par le collectif Objectif Remigration ont été interdits par la préfecture de police de Paris et la préfecture des Hauts-de-Seine.

En bref pour le week-end

  • Samedi 31 octobre, en journée : mobilisation sociale dans plusieurs villes, dans la suite du mouvement commencé le 17 octobre.
  • Samedi soir, à partir de 20 h : appels à se rassembler sur les places publiques « au prétexte de la fête d’Halloween », repérés par le ministère.
  • Samedi 31 octobre, Le Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) : colloque « Remigration » interdit par arrêté préfectoral.
  • Dimanche 1er novembre, Paris : manifestation d’Objectif Remigration interdite par le préfet de police.

Ce qui est confirmé

  • L’alerte du ministre : dans sa lettre, Laurent Nuñez écrit que de « multiples appels à rassemblement dans les centres-villes » ont été repérés sur les réseaux sociaux, liés à la mobilisation sociale mais aussi à Halloween. Selon franceinfo, le risque court « du début de soirée jusque tard dans la nuit ». Les services craignent des cortèges sauvages et des attaques contre des bâtiments publics.
  • La consigne aux préfets : mobiliser l’ensemble des services de l’État, comme lors de la journée du 24 octobre, et mettre en place un dispositif de forces de l’ordre décrit comme « puissant, réactif et agile ».
  • Les deux interdictions : le préfet des Hauts-de-Seine a interdit le colloque organisé samedi au Plessis-Robinson, et le préfet de police de Paris la manifestation de dimanche. La préfecture de police indique, selon BFMTV, que ces arrêtés ont été pris à la demande du ministre de l’Intérieur, en raison des risques de troubles à l’ordre public, notamment après l’attentat de Trappes.
  • Les organisateurs contestent : le colloque était organisé par la fondation Polémia, présidée par Jean-Yves Le Gallou. Selon Le Figaro, un recours en référé-liberté a été engagé devant la justice administrative contre l’interdiction.
  • Des contre-rassemblements annoncés : une vingtaine d’organisations, surtout locales, appellent à se réunir vendredi à 16 h 30 devant une librairie du 6e arrondissement de Paris, où une séance de dédicace est prévue, puis samedi au Plessis-Robinson et dimanche à Paris, d’après BFMTV.

Ce qui ne l’est pas encore

  • L’issue du recours : la décision du juge des référés n’était pas connue jeudi en fin d’après-midi. Si l’interdiction était suspendue, le colloque pourrait se tenir.
  • Le détail des dispositifs locaux : chaque préfet doit décliner la consigne. Des arrêtés locaux peuvent être pris ville par ville : consultez le site de votre préfecture vendredi et samedi.
  • Les parcours des cortèges : Emmanuel Macron avait annoncé des cortèges tenus hors des centres-villes. Les tracés précis restent à publier selon les villes. Pour Paris, le parcours refusé à l’intersyndicale, le tracé voulu par les gilets jaunes et le référé en cours sont suivis dans notre article sur les parcours et le calendrier des manifestations du 31 octobre.

Jeudi soir : ce que Laurent Nuñez a précisé

  • Rassemblements en périphérie : lors d’une conférence de presse jeudi 29 octobre, le ministre a indiqué que les préfets autoriseraient les rassemblements plutôt dans les zones périphériques que dans les centres-villes, comme le 24 octobre, rapporte actu.fr. Les organisateurs devront disposer d’un service d’ordre.
  • 70 000 policiers et gendarmes seront mobilisés, avec des contrôles renforcés dans les gares et sur les routes toute la journée. Le ministre évoque des appels à se rassembler vers 20 h émanant de l’ultragauche, et indique que 1 193 policiers et gendarmes ont été blessés depuis le début du mouvement.
  • Halloween ne sera pas « un motif légitime pour se dissimuler le visage », a-t-il ajouté. Ce que dit vraiment la loi sur les masques est expliqué dans notre article dédié.
  • À Paris, un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés s’applique de 21 h à 6 h jusqu’à lundi dans plusieurs secteurs, avec interdiction des rassemblements non déclarés : horaires et secteurs ici.
  • Martin Sellner refoulé : le militant identitaire autrichien, venu présenter un livre sur la « remigration », a indiqué jeudi sur X avoir été arrêté à l’aéroport de Beauvais et devoir être expulsé vendredi, selon Le Figaro. Les autorités n’avaient pas communiqué officiellement à l’heure où nous écrivons.
  • Colloque du Plessis-Robinson : le recours en référé engagé par les organisateurs contre l’interdiction n’avait pas encore été tranché jeudi soir.

Ce que ça change pour vous

Si vous habitez ou sortez en centre-ville samedi soir, attendez-vous à une forte présence policière et à de possibles fermetures de stations ou de rues. Les commerçants dont la boutique serait endommagée peuvent demander l’aide prévue par l’État, détaillée dans cet article. Pour les sorties d’Halloween avec des enfants, mieux vaut privilégier le début de soirée et les quartiers éloignés des points de rassemblement.

Ce qu’Ouelen a vérifié

Les citations de la lettre du ministre sont celles publiées à la fois par franceinfo et BFMTV, qui l’ont consultée. Les deux interdictions ont été annoncées par les préfectures et rapportées par franceinfo, BFMTV et Le Figaro. Ouelen ne publie pas l’identité des victimes de l’attentat de Trappes.

Sources : franceinfo, lettre de Laurent Nuñez, BFMTV, info sur la lettre aux préfets, BFMTV, interdictions Objectif Remigration, franceinfo, interdictions, Le Figaro, recours, actu.fr, conférence de presse de Laurent Nuñez, Le Figaro, Martin Sellner refoulé.

Photo d’illustration : besopha / Wikimedia Commons, licence CC BY 2.0.