Le tribunal de commerce d’Orléans a prononcé le mercredi 28 octobre la liquidation judiciaire de Revil, entreprise de gros œuvre installée dans la zone Arboria de Pannes, près de Montargis (Loiret). Un peu moins d’une centaine de salariés perdent leur emploi, selon le maire de la commune, et plusieurs chantiers publics sont à l’arrêt.
« C’était une institution »
Le maire de Pannes, Dominique Laurent, a décrit à La République du Centre une entreprise qui travaillait bien à des prix abordables, et la dernière grosse entreprise de maçonnerie de l’agglomération. Revil s’était notamment chargée des travaux de la future supérette de la commune, attendue à la mi-novembre.
Des collectivités dans l’embarras
Certains maîtres d’ouvrage se retrouvent avec des chantiers inachevés. La communauté de communes Berry Loire Puisaye voit ainsi s’arrêter le chantier de la future résidence autonomie Les Myosotis, à Beaulieu-sur-Loire. Son président, Vincent Gitton, déplore que l’entreprise ne communique plus depuis des semaines, selon le quotidien régional.
Ce que change une liquidation
- Salariés : le liquidateur procède aux licenciements ; les sommes dues sont avancées par l’AGS, le régime de garantie des salaires.
- Clients et collectivités : ils doivent faire constater l’état des travaux et relancer un marché pour finir les chantiers.
- Fournisseurs : ils peuvent déclarer leur créance auprès du liquidateur, en général dans les deux mois suivant la publication au Bodacc.
Ce qu’Ouelen a vérifié
- Confirmé : la liquidation prononcée le 28 octobre par le tribunal de commerce d’Orléans (La République du Centre).
- Estimation : le nombre de salariés, « un peu moins d’une centaine », vient du maire de Pannes.
- Non connu : les causes de la défaillance et le nom du liquidateur.
Le BTP régional n’est pas épargné cet automne : dans les Deux-Sèvres, Aubineau Constructeur a aussi été placé en liquidation.
Sources : La République du Centre.
Photo d’illustration : Benoît Prieur / Wikimedia Commons, licence CC0.
