Le groupe Libner, fabricant de carrosseries industrielles civiles et militaires installé à Saint-Maixent-l’École (Deux-Sèvres) depuis 1965, a demandé mardi 3 novembre au tribunal de commerce de Niort l’ouverture d’un redressement judiciaire pour sa filiale SAS Libner, qui emploie 118 salariés. La direction assure vouloir présenter un plan de continuation et maintenir la production et les livraisons.
Pourquoi l’entreprise demande le redressement
Dans un communiqué cité par La Nouvelle République, Libner invoque un contexte économique qui freine l’investissement de ses clients, une chute des commandes et une baisse soudaine des volumes. Résultat : l’entreprise ne pouvait plus honorer ses échéances financières au rythme prévu. Elle parle d’un « choc conjoncturel d’une ampleur exceptionnelle », selon un second article du quotidien.
La présidente de la SAS Libner, Émilia Libner, présente la procédure comme un « bouclier juridique » qui donne à l’entreprise le temps de réaménager ses dettes. Selon elle, l’outil industriel, l’organisation et les équipes ne sont pas en cause. Elle doit tenir une conférence de presse ce mercredi 4 novembre.
Libner en chiffres
- SAS Libner : 118 salariés, la filiale concernée par la procédure.
- Groupe : 188 salariés au total, dont 32 chez Bâches Jean et 38 chez Libner Polska.
- Activité : conception et fabrication de carrosseries industrielles civiles et de défense.
- Tribunal : tribunal de commerce de Niort.
Ce que change un redressement judiciaire pour les salariés
Le redressement judiciaire ouvre une période d’observation, pendant laquelle les dettes antérieures sont gelées et l’activité continue. Les salaires restent dus ; s’ils ne peuvent pas être payés, le régime de garantie des salaires (AGS) prend le relais. À l’issue de cette période, le tribunal peut adopter un plan de continuation, accepter une reprise ou, en cas d’échec, prononcer une liquidation.
Ce qu’Ouelen a vérifié
- Confirmé : la demande de redressement judiciaire pour la SAS Libner et ses 118 salariés, annoncée par l’entreprise le 3 novembre (La Nouvelle République).
- Non connu : la durée de la période d’observation, le nom de l’administrateur judiciaire et le montant des dettes.
- À suivre : la conférence de presse d’Émilia Libner ce mercredi.
C’est un nouveau coup dur pour l’industrie des Deux-Sèvres, quelques jours après la liquidation d’Aubineau Constructeur.
Sources : La Nouvelle République (communiqué de Libner).
Photo d’illustration : Chris06 / Wikimedia Commons, licence CC0.
