
Les États-Unis ont mené lundi 2 novembre au soir des frappes sur l’île iranienne de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz, selon des responsables américains cités par Reuters, après une première information du Wall Street Journal. Washington les présente comme limitées et défensives, et non comme une reprise des grandes opérations.
L’essentiel
- Où : l’île de Qeshm, la plus grande du golfe Persique, à l’entrée du détroit d’Ormuz.
- Cible, selon Washington : des systèmes de missiles sol-air.
- Côté iranien : l’agence officielle IRNA a fait état de cinq explosions, des habitants disant avoir vu deux avions.
- Officiellement : le Pentagone a renvoyé vers le commandement central (Centcom), qui n’a pas répondu.
Des frappes « limitées » tenues secrètes
Selon les responsables américains, qui se sont exprimés sous couvert d’anonymat, ces frappes s’inscrivent dans une série d’opérations limitées menées ces dernières semaines sans être annoncées, rapporte Reuters, repris par Boursorama. Ils insistent : il ne s’agit pas d’une reprise de la campagne de bombardements lancée le 28 février par Israël et les États-Unis. Le conflit connaissait un calme relatif depuis septembre.
Le double discours sur les négociations
Ces frappes interviennent alors que les deux pays affichent des contacts. Donald Trump a écrit sur Truth Social que l’Iran « veut un accord », selon l’AFP reprise par la RTS. Il a aussi dit aux journalistes qu’il pourrait s’abstenir de frapper à nouveau l’Iran, alors qu’il menaçait récemment Téhéran d’actions militaires après les midterms. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a de son côté assuré lundi que les contacts destinés à mettre fin au conflit se poursuivent, selon Reuters. Lundi, Téhéran avait aussi posé ses conditions à une réouverture rapide du détroit (notre article sur Ormuz).
Ce que ça change pour vous
Ormuz voit passer une grande partie du pétrole exporté par le Golfe. Depuis le début de la guerre, Téhéran verrouille le détroit et cible régulièrement les navires qui tentent de le traverser sans son autorisation, rappelle l’AFP. Le signalement des frappes a fait progresser le pétrole dans la nuit, selon Investing.com. Pour les automobilistes français, c’est le principal canal de transmission : une nouvelle escalade pèserait sur les prix des carburants, une détente les soulagerait.
Ce qu’Ouelen a vérifié
- Confirmé : des frappes américaines sur Qeshm lundi soir, selon des responsables américains (Reuters, Wall Street Journal) et des explosions rapportées par l’agence iranienne IRNA.
- Pas confirmé officiellement : ni le Pentagone ni Centcom n’ont communiqué. Le caractère défensif est la version des responsables américains.
- Pas connu : un éventuel bilan humain ou matériel. Aucun chiffre n’a été publié.
Le 1er novembre, nous faisions le point sur les rumeurs de frappes (ce qui était confirmé ou non à cette date).
Sources : Reuters via Boursorama, RTS, Investing.com.
Photo d’illustration : NASA image using data provided courtesy of the University of Maryland’s Global Land Cover Facility / Wikimedia Commons, licence Public domain.


















