Le retour de Youssou N’Dour sur une grande scène parisienne devait être une fête. Il s’est terminé en bras de fer. Dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 octobre, le Grand Bal du chanteur sénégalais et de son groupe, le Super Étoile de Dakar, à l’Accor Arena, a été interrompu par une coupure du son alors que plusieurs titres restaient au programme.
Ce qui s’est passé
Selon Le Parisien, la billetterie annonçait un début de concert à 19 heures. De nombreux spectateurs ont pourtant attendu plusieurs heures devant la salle, certains évoquant deux à trois heures de file, dans une journée parisienne déjà perturbée par les manifestations et les violences du 17 octobre. Le quotidien évoque aussi la présence de faux billets. Pour permettre au public d’entrer, l’artiste a retardé son arrivée sur scène d’environ une heure et demie.
Conséquence : le spectacle a débordé de l’horaire autorisé. Vers 1 h 10 du matin, le son a été coupé alors qu’il restait quatre chansons à interpréter, selon le récit d’une spectatrice rapporté par Le Parisien. Youssou N’Dour a refusé de quitter la scène, lançant au public qu’il refusait d’en descendre, avant de reprocher à l’organisation les longues heures d’attente imposées aux spectateurs.
Une histoire ancienne avec Bercy
Pour le musicien, l’incident a une saveur particulière. Youssou N’Dour s’était produit pour la première fois dans cette salle en 1985, aux côtés de Jacques Higelin, une époque où il contribuait à faire découvrir le mbalax, musique dansante sénégalaise mêlant percussions sabar et influences afro-cubaines, au public européen. Il est depuis devenu l’un des artistes africains les plus célèbres au monde, de « 7 Seconds » avec Neneh Cherry en 1994 à une carrière politique au Sénégal, où il a été ministre de la Culture puis du Tourisme.
Pourquoi le son est coupé
Dans les grandes salles parisiennes, les horaires de fin de concert sont encadrés : ils dépendent des autorisations, des contraintes de transports pour le public et des conventions avec les techniciens, dont les heures supplémentaires coûtent cher. Un dépassement important expose l’organisateur à des frais, voire à des sanctions. C’est pourquoi les salles imposent souvent un « couvre-feu » technique strict, quelle que soit la notoriété de l’artiste.
Notre regard
Dans cette affaire, le public est le premier perdant : des spectateurs ont payé leur place, attendu des heures dehors et n’ont pas vu le concert en entier. Ceux qui estiment avoir subi un préjudice, notamment ceux qui ne sont pas entrés à temps, peuvent s’adresser au vendeur officiel de leur billet pour demander un geste ou un remboursement partiel ; conservez billet et preuve d’achat. Quant aux faux billets, ils rappellent une règle simple : n’achetez qu’auprès de la billetterie officielle ou des plateformes de revente autorisées.
Sources : Le Parisien, Bénin Web TV, mbote.cd.






