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Corée du Nord : tirs de missiles et Kim Yo Jong ferme la porte à un dialogue avec Trump

Kim Yo Jong remet des photos au secrétaire d’État américain Mike Pompeo à Pyongyang, en octobre 2018
Photo : U.S. Department of State / Wikimedia Commons, licence Public domain

La Corée du Nord a tiré ce mercredi 4 novembre plusieurs missiles en mer du Japon depuis la région de Sondok, dans l’est du pays, selon l’état-major interarmées sud-coréen. Le même jour, Kim Yo Jong, la sœur et proche conseillère du dirigeant Kim Jong Un, a affirmé que Pyongyang n’avait « aucune raison » de revenir au dialogue avec des États-Unis qu’elle juge « hostiles », rapporte l’AFP, reprise par Boursorama.

L’essentiel

  • Plusieurs missiles tirés en mer du Japon depuis Sondok, selon Séoul. Le type et la portée n’ont pas été précisés.
  • Kim Yo Jong, citée par l’agence officielle KCNA, rejette un dialogue avec Washington, ce qui éloigne le sommet Trump-Kim évoqué par le président américain.
  • La veille, elle avait nié l’implication de son pays dans le piratage de Binance (6,3 milliards de dollars), que le FBI attribue à des pirates nord-coréens.

Un « non » sans ambiguïté

Pour Kim Yo Jong, les États-Unis battent « de nouveaux records » dans leur « politique hostile » et il est donc « naturel » que Pyongyang en batte aussi dans sa « contre-offensive ». Elle dit ne voir aucune raison de s’asseoir face à des interlocuteurs qu’elle juge peu fiables, qui parlent de dialogue sans renoncer à la confrontation.

Donald Trump, qui a rencontré Kim Jong Un trois fois lors de son premier mandat, avait évoqué la possibilité d’un sommet en novembre pendant sa tournée en Asie. Comme l’an dernier à la même période, il n’a reçu aucun signe positif de Pyongyang. Fin octobre, le dirigeant nord-coréen s’était au contraire affiché en Chine : Ouelen racontait sa visite surprise à Dandong.

L’affaire Binance en toile de fond

Samedi, le FBI a accusé un groupe de pirates lié à la Corée du Nord, baptisé TraderTraitor, d’être à l’origine du piratage record de la plateforme Binance, évalué à 6,3 milliards de dollars. La police fédérale américaine attribuait déjà à ce groupe le vol de 1,5 milliard de dollars sur la plateforme Bybit en 2025. Mardi, Kim Yo Jong a qualifié ces accusations de « grave provocation politique » et assuré que son pays « s’oppose résolument » aux cyberattaques.

Dimanche, Donald Trump ne reprenait pas à son compte la version du FBI : « Nous ne savons pas si c’est la Corée du Nord », a-t-il dit, en se disant « pas inquiet ».

Pourquoi maintenant

Pour Lim Eum-chul, professeur à l’université sud-coréenne Kyungnam cité par l’AFP, Pyongyang passe « de la défense à l’attaque » sur le plan diplomatique, au moment où les Américains votent pour les élections de mi-mandat. En parallèle, le pays multiplie depuis plusieurs semaines les essais d’armes (missiles, drones, torpilles) et construit un navire de guerre aux capacités « jamais vues », selon Kim Jong Un.

Ce qu’Ouelen a vérifié

Les tirs et leur lieu viennent de l’état-major sud-coréen, les déclarations de Kim Yo Jong de l’agence officielle nord-coréenne KCNA, toutes deux citées par l’AFP. Le nombre exact de missiles, leur type et leur portée n’avaient pas été communiqués au moment de la publication.

Source : AFP via Boursorama.

Photo d’illustration : U.S. Department of State / Wikimedia Commons, licence Public domain.