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Attaque au couteau à Mulhouse : un mort et plusieurs blessés, le parquet antiterroriste saisi

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Ce samedi 22 février 2025, Mulhouse (Haut-Rhin) a été le théâtre d’une attaque au couteau d’une violence inouïe. Vers 16h, près du marché du canal couvert, un homme de 37 ans, né en Algérie, a semé la terreur en criant « Allah Akbar », tuant un Portugais de 69 ans et blessant grièvement deux policiers municipaux – l’un à la carotide, l’autre au thorax. Trois autres agents ont été légèrement atteints. Le suspect, fiché au FSPRT pour radicalisation terroriste et sous OQTF (obligation de quitter le territoire français), a été interpellé et placé en garde à vue. Emmanuel Macron, depuis le Salon de l’Agriculture, a qualifié cet acte de « terrorisme islamiste qui ne fait pas de doute ». Mais pendant que la nation pleure, une partie de la gauche, LFI en tête, brille par son mutisme ou ses pirouettes rhétoriques.

Un drame qui relance les débats sécuritaires

Les faits sont implacables : l’assaillant, Brahim A., déjà condamné pour apologie du terrorisme, était libre malgré son statut d’OQTF et son inscription au fichier des radicalisés. Sorti d’un centre de rétention en juin 2024, il a pu frapper en plein jour, en marge d’une manifestation de soutien au Congo. Le Parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête, ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste ». Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, est attendu sur place ce soir pour faire le point.

La maire de Mulhouse, Michèle Lutz, a déploré « l’horreur qui a saisi notre ville », tandis que Jordan Bardella (RN) a fustigé sur X « la faillite d’un État qui abandonne nos compatriotes » face à un islamiste sous OQTF. Sur les réseaux, la colère gronde : « Quand prendra-t-on des mesures contre ces barbares ? » s’interroge un internaute. Une question légitime, face à un énième drame évitable.

LFI et la gauche : un silence coupable ou une esquive révélatrice

Et pourtant, du côté de La France Insoumise (LFI) et d’une partie de la gauche, c’est le grand silence. À l’heure où ces lignes sont écrites, aucun communiqué officiel de LFI n’a été publié sur X concernant cette attaque. Un mutisme qui contraste avec leur réactivité habituelle sur d’autres sujets. Sur X, certains militants ou sympathisants de gauche ont bien réagi, mais souvent en éludant le caractère islamiste pourtant évident de l’agression.

Prenons l’exemple de Jean-Luc Mélenchon, leader historique de LFI. À 19h00, il postait un message sur X à propos du Salon de l’Agriculture, vantant « la souveraineté alimentaire », sans un mot sur Mulhouse. Une omission qui fait tache alors que Macron, sur le même lieu, condamnait un « acte terroriste islamiste ». Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT (proche de certains cercles de gauche), a elle aussi brillé par son absence sur le sujet, préférant tweeter sur les retraites à 18h30. Pas un mot sur l’islamisme, pas une pensée pour les victimes.

D’autres figures, comme l’écologiste Sandrine Rousseau, ont réagi sur X à 18h45 avec un vague « solidarité avec Mulhouse » – sans mentionner ni « terrorisme », ni « islamiste », ni même « Allah Akbar » crié par l’assaillant. Une prudence sémantique qui frise le déni, et qui tranche avec les faits bruts rapportés par le procureur Nicolas Heitz. Sur X, un internaute ironise : « La gauche voit un couteau, mais pas le mobile. Étonnant, non ? »

Une gauche déconnectée ou complaisante ?

Ce silence ou cette esquive ne sont pas nouveaux. LFI, souvent accusée de flirter avec une forme de complaisance envers l’islam radical pour ne pas « stigmatiser », semble une fois de plus embarrassée par la réalité. Où sont les grandes tirades sur la « République en danger » quand le danger est un fiché radicalisé laissé libre ? Où est leur indignation habituelle face à une victime innocente et des policiers attaqués ? À croire que la lutte contre l’islamisme n’est pas leur priorité – contrairement à leurs croisades contre le RN ou le capitalisme.

Pendant ce temps, les Français pleurent un mort et prient pour les blessés. La gauche, LFI en particulier, devra répondre de ce silence. Car ignorer un acte terroriste islamiste, ou en minimiser la nature, ne fait qu’alimenter le sentiment d’abandon d’une population excédée par ces drames à répétition.

Vers une prise de conscience ?

Le drame de Mulhouse relance l’urgence d’une politique ferme contre la radicalisation. Macron promet « d’éradiquer le terrorisme », mais les mots suffiront-ils ? Sur X, les appels à l’expulsion effective des OQTF et à un durcissement sécuritaire se multiplient. La France attend des actes. Et des réponses de ceux qui, aujourd’hui, préfèrent détourner le regard.

 

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