Donald Trump a promis lundi 26 octobre 1 million de dollars à toute personne signalant une fraude électorale, lors de scrutins passés ou des élections de mi-mandat de 2026, si ce signalement aboutit à l’arrestation et à la condamnation des fraudeurs. Le président américain l’a annoncé sur son réseau Truth Social, à huit jours des midterms du mardi 3 novembre.
Confirmé / pas établi
- Confirmé : la promesse d’1 million de dollars, publiée sur Truth Social, conditionnée à une arrestation et une condamnation (AFP, RFI).
- Confirmé : samedi, Donald Trump a affirmé que des bulletins invalides existaient à Los Angeles, ville très majoritairement démocrate (AFP).
- Pas établi : aucune preuve n’a jamais été apportée d’une fraude ayant modifié de façon significative le résultat d’un scrutin aux États-Unis.
- Pas précisé : qui verserait la somme, selon quelle procédure, et à partir de quelles preuves ; la publication ne le dit pas.
Une série d’accusations avant le scrutin
Cette annonce s’ajoute à plusieurs prises de position récentes. Vendredi 23 octobre, le président a réclamé un recours préventif du ministère de la Justice à propos de l’élection sénatoriale en Alaska, où deux candidats portent le nom de Dan Sullivan, a rapporté RFI. Donald Trump n’a jamais reconnu sa défaite à la présidentielle de 2020, qu’il attribue sans fondement à une fraude massive. Nous avions déjà décrit ce climat de campagne dans notre article sur le vote anticipé de Trump et ses accusations de fraude.
Ce que disent les études
Les travaux disponibles montrent que la fraude électorale existe mais reste marginale. La Brookings Institution, cercle de réflexion classé au centre gauche, a passé au crible une base de données constituée par la Heritage Foundation, cercle de réflexion conservateur : elle n’a relevé que 39 cas de fraude pour plus de 100 millions de bulletins, sur 32 élections organisées en Pennsylvanie en trente ans. Le Brennan Center, organisme de recherche sur les droits, juge la fraude « très rare » et souligne que bien des cas présumés sont en réalité des erreurs d’électeurs ou d’agents électoraux.
Ce que ça peut changer
Une récompense ne change pas les règles du vote : le dépouillement et la certification restent de la compétence des États. Mais une telle promesse peut multiplier les signalements à vérifier et nourrir la contestation des résultats après le 3 novembre, quand se joueront le contrôle de la Chambre des représentants et d’une partie du Sénat.
Ce qu’Ouelen a vérifié
La citation de Truth Social et les chiffres de Brookings et du Brennan Center sont ceux rapportés par l’AFP (via La DH) et RFI, que nous avons recoupés. Nous n’avons trouvé aucune précision officielle sur le financement ou les modalités de cette récompense.
Sources : RFI, La DH (AFP).
Photo d’illustration : Daniel Torok / Wikimedia Commons, licence Public domain.

















