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Pompéi : une armoire scellée depuis 2 000 ans livre collier d’enfant, parfum et pièces

La Via dell’Abbondanza, l’une des principales rues de la cité antique de Pompéi
Photo : Lord Pheasant at English Wikipedia / Wikimedia Commons, licence Public domain

À Pompéi, une armoire en bois restée scellée depuis l’éruption du Vésuve en 79 après J.-C. a livré des objets du quotidien : un collier d’enfant, des pinces à épiler, un flacon de parfum, 38 pièces de bronze et des pots de cuisson. La découverte a été annoncée par le Parc archéologique de Pompéi dans un communiqué, relayé par Le Figaro et CNews.

La découverte en bref

  • Où : une maison de la Via dell’Abbondanza, l’une des rues les plus animées de la Pompéi antique, attribuée à un certain Cornelius Maximus d’après des inscriptions.
  • Quoi : une armoire reconstituée par les archéologues à partir des traces relevées pendant la fouille, et son contenu.
  • Pourquoi c’est rare : l’argent et des objets de valeur sentimentale ont été laissés sur place.
  • Contexte : la façade de la maison était connue depuis 1912, mais les pièces arrière n’ont été explorées que récemment, dans un projet de restauration.

Ce que contenait l’armoire

La pièce la plus émouvante est un collier d’au moins 24 petits éléments en os, pâte de verre, terre cuite et cristal de roche, avec des figures des dieux Bès et Mercure, des mains, des pieds, des pommes de pin et des grappes de raisin miniatures. Ces colliers, appelés crepundia, étaient offerts aux enfants romains : à la fois amulettes et hochets, ils étaient parfois gardés à l’âge adulte en souvenir, explique Le Figaro.

Le reste raconte une vie ordinaire : pinces à épiler, petit flacon en verre pour un parfum ou un onguent, brûle-encens, récipients en bronze, en verre et en céramique. Des poids en plomb rangés dans une boîte laissent penser qu’un membre du foyer avait une activité commerciale. Un petit panier tressé contenait 38 pièces de bronze.

Ce que ça dit des derniers instants

Pour le parc archéologique, cité par CNews, la présence de ces pièces suggère que les occupants n’ont pas eu le temps de récupérer leurs objets de valeur. Le directeur du site, Gabriel Zuchtriegel, insiste sur l’intérêt de ces objets modestes : Pompéi, rappelle-t-il en substance, n’est pas seulement un lieu de grandes œuvres d’art, mais aussi un endroit où les objets ordinaires rendent au passé sa « dimension humaine ».

Détail plus prosaïque, les archéologues ont aussi trouvé dans une amphore les squelettes de deux jeunes souris, signe que certains désagréments de la vie urbaine ont peu changé en deux mille ans.

Ce qu’Ouelen a vérifié : le détail des objets (24 éléments du collier, 38 pièces) concorde entre Le Figaro et CNews, qui citent tous deux le communiqué du parc archéologique. Le nom de Cornelius Maximus est une attribution traditionnelle fondée sur des inscriptions, pas une identification certaine.

Sources : Le Figaro, CNews, Parc archéologique de Pompéi.

Photo d’illustration : Lord Pheasant / Wikimedia Commons, domaine public.

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